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Nous sommes les autres : nouveau genre de film !

Nous sommes les autres : nouveau genre de film ! 4.5
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Note de l'auteur
NOTE DU LECTEUR

Bienvenue dans un genre nouveau. Le thriller québécois moderne qui devrait venir en cueillir plus d’un.

Car nous sommes les autres n’est en rien quelque chose de déjà vu sur notre territoire. Il y a du David Fincher dans la narration, du David Lynch dans l’étrangeté et beaucoup de Québec de par sa distribution locale.

Prenons une comédienne connue et reconnue, qui tourne trois films par an (Pascale Bussières pour ne pas la citer). Ajoutons-lui le toujours sympathique Émile Proulx-Cloutier (dont la feuille de route depuis dix ans ne cesse de gonfler par des prestations convaincantes) et convoquons-les dans un polar sur fond de dilemme architectural : comment remplacer au pied levé une vedette des croquis lorsque ce dernier disparaît du jour au lendemain ?

C’est la mission que se donne Fred (Proulx-Cloutier donc, qui trouve ici dans un de ses meilleurs rôles), archi talentueux, mais qui peine à s’affirmer dans sa vie professionnelle comme dans son couple.

Nous sommes les autres : nouveau genre de film !
Pascale Bussières et Jean-Michel Anctil dans Nous sommes les autres

Pour comprendre l’intrigue, il suffit de regarder la bande-annonce (voir plus bas) durant laquelle Bussières cherche désespérément son architecte de mari, volatilisé dans les airs et remplacé au pied levé par Proulx-Cloutier qui tentera tant que faire se peu à ressembler au mari suscité. Vous suivez toujours ?

Tant mieux si c’est le cas car Nous sommes les autres, en plus d’être un polar psychologique réussi, pose les bonnes questions : à qui essayons-nous de plaire, pourquoi et dans quel but ? Nous sommes les autres questionne sans jamais être pompeux ou didactique. Le réalisateur québécois Jean-François Asselin réussit à captiver, questionner et impressionner sans jamais se montrer supérieur. Pour un premier film, c’est admirable.

Ce dernier est toutefois loin d’être un bleu dans l’industrie puisqu’il a déjà réalisé bon nombre de court-métrages et de séries dont la très réussie Plan B , qui nous avait, au départ, laissé un peu sur des doutes dans son approche. Pour Nous sommes les autres, toujours ce manque de côté organique; on sent que tout est écrit,« surécrit » voir parfois trop mis-en-scène, mais dans ce cas-ci, c’est complètement nécessaire pour ne pas devenir chaotique. La mécanique du thriller fonctionnera au millimètre près pour autant que tous les dominos soient bien posés les uns à côté des autres.

Nous sommes les autres : nouveau genre de film !

Alors oui, il y a un instant de flottement, quelques minutes avant la fin du film. Un flottement durant lequel le spectateur se demande où les scénaristes veulent nous emmener. Y aura-t-il une fin ? Ou les intrigues et les portes ouvertes seront-elles laissées là en pâture ?

Et bien, c’est justement pour préparer à l’estocade finale qu’existent ces instants de respiration, de flottement, des instants de rien. Une finale qui laissera l’audience « sur le cul » (passez-moi l’expression) et viendra vous achevez en plaçant le coup de grâce.

Après Le problème d’inflitration, Nous sommes les autres est la deuxième surprise québécoise de l’année. C’est un film intelligent, un thriller psychologique à l’intrigue au combien travaillée et recherchée mais qui donne également une force incroyable. Comme l’envie de vous rendre meilleur afin de ne pas rester ce qu’on attend de nous, car nous sommes les autres !

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Syril Tiar

Tombé dans le cinéma alors qu’il était tout petit, Syril Tiar s’est rapidement pris d’affection pour le cinéma francophone… Devenu un connaisseur hors-pair des Sautet, Resnais, Chabrol, Lelouch, Lecomte (oui à cette époque, seuls les vivants comptaient), ce n’est que bien plus tard qu’il a pu élargir ses goûts à d’autres réalisateurs d’abord européens (Von Trier, Almodovar, Leigh…) puis américains (Allen, Burton).

Commentaire(1)

  1. Ma conjointe et moi avons adoré le film et en avons discuté pendant une heure après l’avoir vu. NOUS SOMMES LES AUTRES nous laisse choisir notre conclusion. Film intelligent, jeu des acteurs convaincant, excellente photographie, scénarisation bien ficelée. Fils qui va marquer le cinéma INTERNATIONAL.

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