Shame

Désirs masculins sur papier glacé

 

Ne vous y fiez pas, il n’est guère question de sexe dans ce nouveau film de Steve McQueen (homonyme du défunt acteur)… L’acte en tant que tel nous intéresse peut; c’est plutôt ce qui se passe dans la tête d’un homme guidé par le sexe : Brandon, trentenaire, vit à New York et travaille beaucoup. Lorsqu’il est seul, son unique terrain de jeu consiste en la quête des jouissances en solo ou à deux. Site porno, livecam, vidéos et magasines, tout y passe !

Lorsque sa sœur débarque en ville et s’installe provisoirement chez lui…d’autres réalités font alors surface.

 

Commençons par louer celui grâce à qui le film est un bijou : Michael Fassbender

Ce dernier trouvant ici le rôle de sa vie (à date), il livre une prestation complète et généreuse (nudité frontale comprise) et inonde le film de son charisme indéniable.

Révélé en 2009 par Fish Tank et Inglourious Basterds, le natif de Kilarney (Irlande) devrait vivre cette année sa première nomination aux oscars…

Outre cet acteur, que tout le monde semble actuellement s’arracher, il faudra louer la mise en scène excellente d’un scénario finalement dépourvu de complexité.

Ce « Shame » se regarde vraiment comme une œuvre d’art glaciale. Il semblerait qu’aucun détail n’ait été laissé au hasard… Décors léchés, dialogues réduits au minimum comme pour laisser place au sentiment premier : Le désir !

Le rythme est lent, stylisé avec plans-séquence : Le malaise y est palpable; la bande sonore accompagne bien le tout.

Seul petit bémol…une lisibilité peut-être trop attendue… qui débarrasse finalement le héros de sa « honte »  et ne provoque pas vraiment le coup de poing d’un Requiem for a dream  traitant lui aussi de l’addiction…

 

 

 

Ouvoir.ca

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