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Bettina Blümner livre avec Parcours d’Amour un documentaire formellement maîtrisé et doux-amère. ♥ ♥ ♥ ♥

La réalisatrice suit un groupe de personnes du troisième age qui parcourent les boites à la recherche d’un partenaire d’une danse, d’une nuit ou pour certain, les optimismes, pour la vie.

Eugene, Gino, Christiane, Michel et les autres ont tous un parcours différent. Divorcés (es), veufs(ves), ils sont tous à la recherche de quelques choses, Eugène, le pessimisme, n’a jamais cru à l’amour sauf l’amour de sa mère, il pense qu’à 80 ans le futur n’existe plus, il attend la mort et tant qu’à attendre la mort aussi bien passé le temps avec une femme. Christiane, optimisme, croit encore à l’amour, trahit par sa mère qui l’a éloigné des deux hommes qu’elle a aimé, elle cours les bals dansants pensant que même à son age le prince charmant peut arriver. Michel le «taxi boy» est marié, il danse pour l’argent, il danse avec les dames qui vont au dancing pour la danse et non la drague. Et au milieu d’eux il y a Gino, un personnage plus grand que nature, il parle de ses femmes, ses maîtresses, ses problèmes érectiles sans barrière, encore à son age il part visiter sa famille en Italie avec sa maîtresse, comme si c’était la chose la plus normal du monde.

Blümner est une réalisatrice qui alterne documentaire et fiction. Cela se voit, elle filme ses protagonistes comme les personnages d’un film chorale. Elle utilise le champ-contre-champ dans une conversation normalement privée entre deux personnages, alterne le point de vue sur une scène. En entrevue, elle avoue même faire un peu de mise-en-scène avec ses sujets, leurs faisant se poser entre-eux des questions venant d’elle. Au finalement, cela donne un résultat plutôt convaincant, proche du docu-fiction qui laisse transparaître une étrange sensation de tristement et de bonne humeur, quelques choses d’assez ambigu, au rire de certaines situations ou déclarations, mais comme dit l’expression, ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. On dit qu’à un certain age, l’humain retourne en enfance, un jeune enfant ça n’a pas toujours de l’inhibition, les sujets de Blümner ont cette même naïveté, ils disent et agissent devant la caméra sans aucune conscience des répercutions que cela pourraient avoir.

 

Laurent

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