The Paperboy

Une bien belle surprise de 2012 injustement oubliée du palmarès de Cannes ♥♥♥♥

1969, Lately, Floride. Ward Jansen, reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d’écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuves concluantes. Persuadés de tenir l’article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, conduits par Jack Jansen, le jeune frère de Ward, livreur du journal local à ses heures perdues. Fasciné par la troublante Charlotte, Jack les emmène de la prison de Moat County jusqu’aux marais, où les secrets se font de plus en plus lourds. L’enquête avance au cœur de cette Floride moite et écrasante, et révèle que parfois, la poursuite de la vérité peut être source de bien des maux…

 

Ambiance!

 

Quelles louanges pourrait-on faire à Lee Daniels (Precious) pour son dernier film, The Paperboy, passé plutôt inaperçu l’an dernier?

 

Et bien essentiellement de savoir décrire et mettre en scène l’atmosphère pesante à la fois humide et moite des marais sans jamais quitter des yeux les personnages qu’il a écrit avec minutie.

Adapté du roman de Pete Dexter, le réalisateur n’en a pas moins réécrit le scénario.

 

Aussi, voir évoluer les grands noms que sont McConaughey, Kidman, Cusak ou Efron devant sa caméra, relève de la jouissante allégresse lorsqu’elle est présentée avec autant de beauté et de savoir-faire.

 

 

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Lee Daniels réussit à retranscrire parfaitement l’atmosphère sexuelle qui règne entre les personnages à mi-chemin entre le subversif et le violent : La première partie est rondement menée avec un Efron aux pulsions et à la libido débordante et une Kidman vulgaire et sexy à souhait (comme rarement on l’a vu).

S’en suit une histoire dont on ne veut plus jamais sortir tellement la beauté du récit et ses décors nous transportent…la musique idéalement choisie et superbe restant également longtemps en tête.

 

La fin culmine avec un suspens haletant des plus réussies. Un polar sexuel réussit !

 

A voir!

 

 

 

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