OVERLORD : De l’horreur pour les braves

États-Unis, 2018. 
Note : ★★

                                                                                                   

Deuxième long-métrage du réalisateur australien Julius Avery, Overlord est la dernière production en date de Bad Robot, le studio de J.J. Abrams (Star Wars The Force Awakens). Le film met en scène un commando de parachutistes américains chargés de détruire une antenne radio allemande le jour du débarquement pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais une fois sur place, les soldats vont découvrir que des scientifiques nazis se livrent à de sinistres expériences sur des êtres humains. Ces expérimentations visent en réalité à créer une nouvelle race de super-soldats afin d’établir un Reich millénaire.

 Mathilde Ollivier et Jovan Adepo dans Overlord

Intégrer des éléments fantastiques et horrifiques dans un film mettant en scène des soldats nazis n’est pas une chose nouvelle au cinéma. Des cinéastes comme Michael Mann avec The Keep (1983), Joel Schumacher avec Blood Creek (2008) ou encore Tommy Wirkola avec Dead Snow 1 (2009) et 2 (2014) se sont déjà prêtés à l’exercice. Overlord ose également le pari du mélange des genres pour un résultat qui n’est malheureusement pas totalement abouti.

Les baisses de rythme sont très fréquentes et le film ne sort vraiment de sa torpeur que dans sa dernière demi-heure. Avant cela, Overlord ne semble être qu’une longue succession de scènes d’exposition qui se révèlent frustrantes tant le potentiel du film n’est jamais totalement exploité. Overlord s’ouvre pourtant sur une scène de parachutage très spectaculaire qui témoigne du budget confortable dont ce film de studio a bénéficié. Mais la mise en place laborieuse met ensuite un frein à l’énergie galvanisante que le film dégageait jusque là.

Pilou Asbæk incarne le SS Wafner dans Overlord

Côté distribution, le rôle principal est endossé par l’acteur Jovan Adepo qui s’était notamment fait remarquer dans Fences (2016) de Denzel Washington. Wyatt Russell, Pilou Asbæk et l’actrice Mathilde Ollivier viennent compléter le casting. L’écriture des personnages souffre malheureusement elle aussi de quelques maladresses qui donnent lieu à des incohérences ou des facilités scénaristiques qui viennent parasiter l’ensemble.

Il faut attendre le troisième acte pour qu’Overlord ne rentre de plein pied dans le film d’action horrifique qu’il promettait d’être. Sauf qu’entre la mise en scène plutôt hasardeuse des fusillades et le côté anti-spectaculaire des combats au corps à corps, cette conclusion se révèle en-dessous de nos attentes. Au final, Overlord souffre d’un trop grand amateurisme dans l’écriture et la réalisation pour être le film jouissif et décomplexé qu’il promettait d’être. C’est d’autant plus dommage qu’il est de plus en plus rare ce voir ce genre de proposition de cinéma sur grand écran.

Durée: 1h50

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