Office

Office est une belle réussite dans le suspense d’horreur et un autre succès pour le Festival Fantasia!♥♥♥½

Kim Byung-guk déambule lentement dans les rues de Séoul après une dure journée au travail. Comme d’habitude, il entre chez lui, partage un bon repas et passe du temps avec les siens. Puis, sans la moindre provocation, il se lève, empoigne un marteau, tue froidement toute sa famille et disparaît. Le lendemain, c’est la commotion au bureau, alors que les policiers interrogent ses collègues. Derrière l’incapacité de concevoir que leur confrère ait pu commettre un acte si sordide, le personnel semble cacher quelque chose. L’ambiance s’avère viciée dans cette entreprise et ça, la jeune stagiaire Mirae en sait quelque chose. Discrète, timide et infiniment dévouée à son boulot, elle est pourtant constamment blâmée et bousculée. En fait, le fugitif était la seule personne qui ne se défoulait pas sur elle. Donc, lorsqu’on découvre sur les caméras de sécurité que Kim est revenu au bureau après avoir assassiné sa famille et n’en est jamais ressorti, le niveau de tension des employés est revu à la hausse…

Après un passage remarqué au Festival de Cannes , Office de Hong Wong-Chan nous arrive à Fantasia auréolée d’une belle réputation et avec raison. Le film sud-coréen, terreau des plus fertiles en ce qui concerne le film de genre (et le cinéa en général, encore plus depuis les années 1990), nous offre un suspense trainant dans l’horreur qui joue avec nos nerfs à plus d’une reprise. Les sursauts de peur sont nombreux, bien réels et ne vous surprenez pas si vous vous prenez en train d’agripper votre siège bien malgré vous à certains moments!

 office

Conséquences d’un capitalisme déviant

D’aucuns s’en trouveront pour remarquer les critiques peu subtiles envers le système bureaucratique/capitaliste contemporain; surperformance, manipulation, absence de personnalité unique, système hiérarchique loufoque… Le film de Wong-Chan brosse à (trop?) gros traits ces déviances et imagine une conséquence des plus dévastatrice et jouissive à ces excès. À cheval entre l’horreur pure et psychologique avec des tendances slashers certaines, le film perd un peu de sa progression dramatique construite au couteau en s’attardant un peu trop à la psychologie et l’historique de ses personnages au détriment du suspense, sans pour autant apporter du neuf à l’histoire. Fort heureusement, les derniers segments nous font rapidement oublier ces petits imbroglios dans une finale merveilleuse qui plaira autant que questionnera le spectateur.

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