Matthew McConaughey

Il fut de loin l’acteur le plus en vu de l’année, il avait commencé l’année fort dans le formidable Mud de Jeff Nichols. Puis de nouveau en novembre, maigri, méconnaissable dans le film américain de Jean-Marc Vallée, Dallas Buyers Club. Puis ce mois-ci, il n’est que d’une scène du nouveau et très mauvais film de Martin Scorsese, The Wolf of Wall Street, mais cette scène est la plus formidable de tout le films. Et 2014 s’annonce également grandiose: le nouveau film de Christopher Nolan, Interstellar, et True Detective, la nouvelle série événementielle de HBO, réalisé par Cary Fukunaga, le réalisateur du formidable Sin Nombre en 2009.

Né le 4 novembre 1969 à Ulvade au Texas, Matthew McConaughey commença sa carrière au début des années 90. D’abord dans des courts-métrage étudiant et film publicitaire, puis en 1993, Richard Linktater l’engage pour un rôle secondaire dans Dazed and Confused. En 1995, c’est Hebert Ross qui lui confie un petit rôle dans ce qui allait être son dernier film, Boys on the Side.

Film_LoneStarEn 1996, c’est une année décisive dans sa carrière, il enchaine les premiers rôles dans deux des films les plus marquants de l’année: Lone Star, formidable film de John Sayles, et A Time to Kill, le film le plus réussit et le moins maniéré de Joel Schumacher. McConaughey fini l’année avec des reconnaissance comme «Best Breakthrough Performance» ou encore «Most Promising Actor». Il enchaine jusqu’à la fin des années 90 des premiers dans les films marquants: Contact de Robert Zemeckis au coté de Jodie Foster, de nouveau devant la caméra de Richard Linktaer pour Newton Boys et dans Amistad de Steven Spielberg.

Ça participation au bide qu’est EdTV (remake américain du film québécois Louis 19) en 1999 fait bifurquer sa carrière. Il se lance dans les blockbusters peu réussit et ce durant presque toute la décennie suivante, faisant même oublié pour certain qu’il fut l’un des acteur les plus formidable des années quatre-vingt dix. S’enchaine The Wedding Planner, Reign of Fire, How to Lose a Guy in 10 Days, Sahara, Failure to Lunch, Fool’s Gold, Surfer, Dude, Ghosts of Girlfriends Past, Tiptoes ….

KillerJoe_By_GregBunbury_loRésurrection en 2011, The Lincoln Lawyer de Brad Furman et Killer Joe de William Frienkin. Frienkin signait l’un des ses films plus sombres, les plus crépusculaire, Le Monde dans sa critique écrivait: «Matthew McConaughey trouve ici le rôle de sa vie.» Ce n’est pas peu dire, il est totalement transcendant, quiconque  doute de son talent d’acteur doit voir ce film pour prendre conscience de la puissance de son jeu d’acteur. 2011 marque aussi ses retrouvaille avec Linklater pour le sous-estimé Bernie.

2012, plus tranquille, il est de la distribution de The PaperBoy de Lee Daniel et de Magic Mike de Steven Soderberg, plusieurs associations et cercles de critiques retiennent son travail, l’élisant l’Acteur de l’Année ou l’Acteur de Soutient de l’Année [Austin Film Critics Association, Central Ohio Film Critics Association, Independent Spirit Awards, New York Film Critics Circle Awards]

Si 2012 est plus tranquille, c’est que l’acteur est dans son cocon, il se métamorphose, un changement physique qui rappelle celui de Christian Bale à l’époque de The Machinist. C’est en novembre 2013, dans le film de Jean-Marc Vallée, qui après deux très mauvais films, revient avec son plus brillant longue métrage, Dallas Buyers Club, que McConaughey expose sa métamorphose, il est méconnaissable en redneck sidatique devenant dealer de médicament. Plusieurs, dont nous ici à Cinémaniak, lui prédisons déjà l’oscar du Meilleur Acteur cette année.

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