L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

Certain voyages en train sont trop longs. Pour son septième long métrage, le papa d’Amélie Poulain livre un résultat mi-figue mi-raisin. ♥♥♥

 

À 10 ans, T.S. Spivet ne se sent pas à sa place dans le ranch familial du Montana, entre une mère obsédée par les coléoptères, un père nostalgique de l’époque des cow-boys, et une sœur qui rêve du concours de Miss America. Alors le gamin se réfugie dans un monde d’inventions. Lorsqu’il apprend que le musée Smithsonian de Washington lui a décerné un prix, il décide, sans rien dire à personne, de traverser les États-Unis en train pour le récupérer.

Comme à son habitude, et de son propre aveu, Jean Pierre Jeunet réalise un film « racontant la même histoire »  à savoir celle d’un « petit poucet qui utilise la force de son imaginaire pour affronter un méchant ogre ». Là où il y a variante c’est dans le niveau qualitatif : En effet, Micmacs à tire-larigot était d’une qualité douteuse ! Ici, L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, n’est pas raté loin de là …

Jeunet réalise ici un fabuleux destin  d’un jeune garçon qui n’intéresse que trop partiellement.Comme pour Nebraska d’Alexandre Payne, TS. Spivet part sur un road-trip américain aux anecdotes et au rythme bien trop pauvres pour intéresser le public adulte (le public enfant et ado devrait quant à lui être ravi). Comme à son habitude, Jeunet magnifie son histoire grâce à une direction artistique impeccable et un récit riche en anecdotes.

Loin de ses classiques donc (Un long dimanche de fiançailles, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain…), le réalisateur compose sa vision du monde (comme Gondry avec L’écume des jours) avec, fort heureusement, des personnages secondaires attachants (Helena Bonham-Carter pourtant malmenée sur le tournage et Judy Davis formidable).

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L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est en fait l’adaptation du roman du même nom écrit par le jeune écrivain Reif Larsen publié en 2009 et que Jeunet a tourné en 2012 en Alberta et à Montréal…

Il intègre également pour la première fois de la 3D grâce notamment à Demetri Portelli qui avait travaillé sur le Hugo Cabret de Scorsese. D’ailleurs, c’est concrètement de ce dernier qu’on pourrait rapprocher L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet qualitativement : Joli, bien fait, mais finalement pas très captivant ce qui rend le voyage en train un peu trop long…

 

 

 

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