Les feuilles mortes – Western québecois?

Et si l’on imaginait la fin du monde au Québec ? C’est avec cette intrigue plutôt succincte que les cinéastes Édouard Tremblay, Thierry Bouffard et Steve Landry alias Carnior ont créé leur western québécois post-apocalyptique: Les feuilles mortes! Premier film qui dépeint une vision extrêmement sombre du monde qui sera d’ailleurs présenté dans le cadre du FCVQ. Au programme survie pour chacun! ♥♥♥

 

L’intrigue se déroule dans un Québec rural en faillite. Les villages se sont refermés sur eux-mêmes, les fermiers défendent leurs terres à la pointe de leurs fusils et les routes sont hantées par des bandes brigands sans foi ni loi.

Nous suivons trois personnages dont les destins sont liés les uns aux autres. Bob, vagabond solitaire à la recherche de son frère, Léon et son gang de charognards et Marianne, qui cherche refuge dans un village après que sa famille ait été décimée par un groupe de bandits de grand chemin.

À deux pas de l’hiver, dans un univers hostile, tous devront sacrifier leur humanité au prix de leur survie. Ils sont : les feuilles mortes.

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Les Feuilles mortes, c’est un premier long métrage à très petit budget réalisé par un trio de réalisateurs soucieux de prouver qu’on peut exprimer un point de vue singulier sans pour autant disposer de moyens conséquents. Après avoir obtenu le consentement de Roy Dupuis (sans qui le projet n’aurait sans doute pas vu le jour), ils livrent un premier film de genre plutôt réussi dont il n’y a pas à rougir.

Si certaines scènes fonctionnement particulièrement dans leur mise en scène, notamment dans une violence assez convaincante et un montage musclé, l’ensemble peine toutefois à fasciner. C’est propre, bien pensé et relativement bien fait. Le long métrage alterne toutefois graphiquement entre réalisme cru et photo onirique, ce qui peut parfois décontenancer. Pourquoi changer aussi souvent l’aspect visuel? Est-ce dû à la combinaison de trois réalisateurs ou un souhait de mêler le spectateur?

La trame narrative de Marianne est la plus convaincante et intéressante tant elle forme un contrepoids aux deux autres histoires plus brutales.

Le point fort du film est son cadre assez imprévisible… Tout peut arriver dans cette histoire qui ne semble obéir à aucune règle. Une lutte pour la vie que les personnages défendent avec conviction.

Le long métrage peut, sur certains niveaux, se comparer aux Quatre Soldats de Robert Morin dont les personnages étaient toutefois plus charismatiques.

 

*Les feuilles mortes sera présenté le 17 septembre à 21h30 au cabaret précédé du court-métrage Jacob’s Wrath d’Alexandre Carrière.

Cette critique a été écrite dans le cadre du Festival International de films de Fantasia et du Festival de Cinéma de la ville de Québec.

Crédit photos: laruchequebec.com

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