Le paradis des bêtes

Voilà un film plutôt étonnant : Tout d’abord parce que sa bande annonce n’amène rien de l’intrigue (et s’avère quasiment insignifiante) et ensuite parce que le long métrage est, en bout de compte, complètement imprévisible. ♥♥♥½

Dominique, un père impressionnant et possessif, dirige avec sa sœur un grand magasin animalier: le Paradis des bêtes.
Violent, alors qu’il a dépassé un point de non retour dans sa relation avec sa femme, Cathy, il s’enfuit avec leurs enfants Clarisse et Ferdinand.
Réfugié avec eux de l’autre côté de la frontière, dans un grand hôtel d’une station de sport d’hiver huppé, il y tente de construire un monde d’illusion, afin de reconquérir sa fille et son fils… qui l’aiment pourtant sans condition.

 

Estelle Larrivaz, encore une actrice qui passe de l’autre côté de la caméra, signe ici un premier film réussi sur la violence conjugale.

 

Au départ : Une petite famille modèle vivant sur le lac d’Annecy : Le père, la mère, les enfants; Bref ! Ils sont heureux !

Puis, lorsque la figure paternelle sombre dans la folie, alors tout ce qui s’en trouve autour en prend pour son grade (à commencer par sa femme sous les yeux tétanisés des enfants).

Stefano Cassetti (que l’on n’avait pas vraiment revu depuis « Roberto Succo ») reprend un rôle d’homme violent qui lui colle à la peau : Il y a comme une lecture évidente de la folie dans son regard…

Face à lui Géraldine Pailhas est plutôt étonnante en femme digne mais brutalisée… Féminine et juste, cette dernière finit par s’effacer face au père kidnappeur et ses enfants qui composent finalement le film.

 

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S’il s’essouffle progressivement au milieu du récit (semblant se chercher entre thriller et drame), ce « paradis des bêtes » se clôt sur une conclusion magnifique : Grand moment d’effroi culminant par une séquence de magie !

On ressort comme défait, triste, résigné…

Justice ne sera pas faite…

 

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