L’ascension de Marilyn Castonguay (Les 5 ans de Cinémaniak)

L’ascension de Marilyn Castonguay (Les 5 ans de Cinémaniak)

L’ascension de Marilyn Castonguay (Les 5 ans de Cinémaniak)

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À l’occasion des 5 ans de Cinémaniak, nous avons retrouvé au théâtre, l’une de nos comédiennes fétiches; celle que l’on avait rencontré pour la sortie de L’Ange Gardien et de Miraculum et dont la carrière a beaucoup explosé ces dernières années (avec au passage une nomination au Prix Genevieve Bujold). En cette nouvelle année, nous avons pu voir Marilyn Castonguay dans Fatale-Station, Ça sent la coupe ou même donc tout récemment dans l’adaptation théâtrale du Déclin de l’Empire Américain.

Pour les 5 ans de Cinémaniak, elle revient sur ses cinq années écoulées !

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Syril Tiar : Je ne voulais pas revoir Le déclin de l’empire américain en film avant de voir la pièce…Mais comment es-tu arrivée sur cette adaptation du classique de Denys Arcand en pièce de théâtre?

Marilyn Castonguay : En fait, Patrice Dubois est venu me chercher, c’est ma quatrième collaboration avec lui. C’est l’fun de se faire offrir un rôle en théâtre… en plus on n’a pas à passer d’auditions. Après, cela faisait très longtemps que j’avais vu le film, mais comme toi, j’avais décidé de ne pas le revoir à part la fameuse scène spécifique à Geneviève Rioux (la scène de la masturbation).

Marilyn Castonguay dans l'adaptation du Déclin de l'empire américain

Crédit photo: Bible urbaine

Syril Tiar: Quel dommage qu’en tant qu’acteurs, vous ne puissiez pas voir la pièce !!! Il y a un côté visuel qui est très prononcé !

Marilyn Castonguay : Elle rit. J’imagine que c’est beau ! Oui …mais c’est la magie du théâtre. Même les captations, ça ne rend jamais hommage à ce que c’est réellement.

Syril Tiar: Est-ce que cela a donné lieu à beaucoup de répétitions ?

Marilyn Castonguay: On a commencé en décembre. On a fait beaucoup de travail de table avec les co-auteurs. Cela faisait deux ans qu’ils travaillaient là-dessus !

Syril Tiar: Tu me disais il y a quelques années que tu étais impressionnée par les gens ayant une certaine culture… donc en fait, c’était assez logique que tu ailles vers l’univers de Denys Arcand. Mais est-ce que l’aspect sexuel t’a fait peur ou tu t’es dit, « il faut tout expérimenter, il n’y a pas de jugement »…

Marilyn Castonguay: J’aime beaucoup me mettre en danger… surtout avec des choses que je n’ai jamais faites. J’ai, au contraire, peur de me répéter. Donc oui, j’aime me mettre en danger même si des fois cela me terrorise et que cela demande plus de travail ! Par exemple, ce que fait Mylene MacKay dans Nelly…j’aurais adoré ça !!!

Syril Tiar: Il y a encore beaucoup de choses dans lesquelles je ne t’ai pas encore vu ! Comme par exemple des comédies populaires…

Marilyn Castonguay: Oui !!!  Je ne pense pas que tu m’aies vu dans des comédies ! Elle rit

Marilyn Castonguay et Claude Legault dans Fatale-Station

Crédit photo: Radio-Canada

Syril Tiar: Par contre ce que tu fais dans Fatale-Station, je trouve ça génial et je te trouve excellente là dedans… parce que c’est en apparence une personne simple, joviale et agréable et puis finalement le personnage se révèle extrêmement dur et complexe. Cette dualité est très intéressante. Est-ce que ça te demande bien du travail ?

Marilyn Castonguay: Il faut arriver à l’audition avec une proposition. Donc tu y penses pendant longtemps.

Syril Tiar: Donc tu as dû passer une audition ?

Marilyn Castonguay: J’en ai passé deux !

Devant mon questionnement, Marylin éclate de rire et ajoute:

Marilyn Castonguay: Moi je passe des auditions sans arrêt ! Pour Fatale-Station, ce n’était pas aussi évident que ça qu’Ina ce soit moi !

Ceci dit une fois qu’on a été prise en audition, je trouve que cela retire de la pression une fois sur le plateau.

Syril Tiar: Mais tu es tellement bonne dans ce type de personnages complexes…comme dans L’Ange Gardien…

Marilyn Castonguay: Oh c’est un super scénario aussi, moi je m’étais fait avoir.

Crédit photo: Lapresse

Syril Tiar: Pour revenir à Fatale-Station, je voulais savoir, comme c’est une série chorale, comment est-ce que se passait l’organisation puisqu’on imagine que les scènes ne sont pas filmées dans l’ordre ?

Marilyn Castonguay: C’est vrai que c’est tout un défi, il faut avoir une bonne scripte c’est sûr !

Après il y a quand même un travail à faire à la maison d’aller vérifier les éléments en fonction de ce qu’on joue et du personnage. Moi je suis très scolaire, donc je me fais un cartable avec chaque épisode, mais avant de les tourner, on avait quand même fait une lecture de tous les épisodes avec Rafaël… en tout cas mes scènes avec Claude, Reda et Guillaume.

On avait fait ça aussi avec L’Ange Gardien, donc ça permet de mieux construire ton personnage.

Syril Tiar: Ce qui est terrible… comme pour le théâtre, c’est que là c’est une série chorale donc le tournage ne concerne que ta petite partie… et tu vois le final six mois après !

Marilyn Castonguay: Oui ! Il y a plein de monde avec qui je n’ai jamais joué durant la série ! Donc c’est certain qu’il faut se structurer avant d’arriver sur le plateau. Moi je prenais des notes aussi et avec mon petit cahier je révisais ou on devait se situer. Lorsque je ne savais plus, je demandais à la scripte…

Syril Tiar: C’est un gros travail, est-ce que tu peux te permettre de prendre un autre projet en même temps.

Marilyn Castonguay: Pour ce type de projet, non. Je n’ai eu que ça au mois d’août.  C’était suffisant.

Syril Tiar: L’an dernier dans les tournages, tu as aussi eu Ça sent la Coupe. On peut en parler ?

Marilyn Castonguay: Moi jsuis une grande fan de Hockey ! Et il y a des gens à qui je suis incapable de dire NON ! C’est le cas de Patrice Sauvé qui me porte une grande confiance.

Marilyn Castonguay et la distribution du film de Ça sent la coupe

Crédit photo: Cinoche

Syril Tiar: Là encore on est venu te chercher ?

Marilyn Castonguay: Oui ! Donc Patrice Sauvé ou Rafaël Ouellet, c’est sûr que je vais avoir du mal à leur dire NON….En même temps, ils sont ultra-francs. Ils me challengent beaucoup et c’est aussi ça qui fait avancer.

Syril Tiar: Je n’ai pas été convaincu par le film personnellement…

Marilyn Castonguay: C’est un film familial et qui fait bien la job pour ce type de film !

Syril Tiar: Tu as beaucoup de choses en ce moment, un peu comme lorsque je t’ai rencontré pour l’Ange Gardien

Marilyn Castonguay: Oui, enfin en ce moment, en plus du théâtre, j’ai aussi Salmigondis !

Crédit photo: Tou.tv

STSyril Tiar: Ah oui, c’est l’émission jeunesse ou tu fais le robot ça !

Marilyn Castonguay: Oui !

Syril Tiar: C’est drôle de te voir là dedans…même si on te reconnait peu…

Marilyn Castonguay: Quand même, on me reconnait ! Demande à mes partenaires ici aux théâtres… « c’est celle qui fait le robot là ! »  Elle rit

En plus c’est demandant. On enchaîne les tournages quatre jours de suite. De 6 à 6… et le soir je joue au théâtre.

Marilyn Castonguay

crédit photo principale: Andréanne Gauthier

Marilyn Castonguay en 10 choix

1-As-tu raté beaucoup d’auditions ? Non

2-Une en particulier ? Les Simone … c’est mon amie Rachel qui l’a eue !

3-Quelle comédienne est ta meilleure amie ? Rachel Graton & Isabelle Giroux

4-Quel comédien est ton meilleur ami ? Simon Lacroix Sébastien René !

5-Claude Legault ou Roy Dupuis ? Claude Legault !

6-Céline Bonnier ou Pascale Bussière ? Céline Bonnier

7-Que fais-tu lorsqu’il faut attendre sur le plateau ? Je révise mon texte… je prends des nouvelles des amis…et des fois j’amène mon tricot !

8-Quel sport pratiques-tu ? Vélo et Yoga

9-Thé ou café ? Café…

10-Godard ou Truffaut ? Godard

11-Podz ou Rafaël Ouellet ? Passe

12-Drame ou Comédie: Passe

13-Dans quel film récent ou série on n’aurait jamais pu te voir ? Oh c’est dur ça ! Aucune idée

14 Ton dernier coup de gueule ? Trump ça marche ? Sinon Eric Duhaime !

15-Que ne fais-tu pas et que tu devrais faire ? Me reposer, m’entraîner et m’écouter !

Bon repos alors Marylin et merci encore de nous avoir accordé de ton temps pour les 5 ans de Cinémaniak !

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Syril Tiar

Tombé dans le cinéma alors qu’il était tout petit, Syril Tiar s’est rapidement pris d’affection pour le cinéma francophone… Devenu un connaisseur hors-pair des Sautet, Resnais, Chabrol, Lelouch, Lecomte (oui à cette époque, seuls les vivants comptaient), ce n’est que bien plus tard qu’il a pu élargir ses goûts à d’autres réalisateurs d’abord européens (Von Trier, Almodovar, Leigh…) puis américains (Allen, Burton).

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