La bataille de Solferino

Encore un film étudiant français sur un fond politique intéressant ♥♥

6 mai 2012, Solférino. Laetitia, journaliste télé, couvre les présidentielles. Mais débarque Vincent, l’ex, pour voir leurs filles. Gamines déchaînées, baby-sitter submergé, amant vaguement incrust, avocat misanthrope, France coupée en deux : c’est dimanche, tout s’emmêle, rien ne va plus !

Il y a une certaine presse spécialisée qui, l’an dernier, a encensé nombreux des films de Vincent Macaigne (Tonnerre, 2 Automnes 3 Hivers…). Certes, l’acteur trentenaire a été beaucoup vu en 2013… Mais sa présence dans ces productions françaises  valait-elle pour autant une telle exposition ?

Dans La Bataille de Solferino, il obtient d’un rôle de père voulant récupérer ses enfants, personnage au combien pénible car se lamentant et agressif et force est de constater qu’encore une fois, le comédien français est criant de vérité.

Pourtant, si l’idée de départ (superposer documentaire et fiction) était intéressante, il va sans dire que les improvisions demandées aux comédiens tout au long du film finissent par lasser.

Pire, la fin de journée philosophée démontre un défaut réel d’écriture… qui se termine en roue libre et laisse comme un sentiment d’incompréhension. Si les premières minutes du long métrage de Justine Triet n’incommodent pas, elles permettent même un réel intérêt grâce à cette dualité politico-documentaire reliée à l’intime.

La Bataille de Solférino Affiche

Je n’ai rien contre les prises de risques mais cette nouvelle mode relative au cinéma français (cinéma réaliste au visuel amateur) dont semble s’être amouraché Vincent Macaigne me passe complètement au-dessus. Si 2 Automnes 3 Hivers était mignon sans révolutionner le genre, j’avais été plutôt dérouté par Tonnerre qui ne m’avait jamais interpellé et m’avait laissé hermétique à son traitement (Seule La fille du 14 juillet me semblait prendre des risques intéressants)

Est-ce un effet de mode ou une mouvance qui compte s’installer ? Rien n’est moins certain… Pourtant, livrer un produit fini de la sorte, laisse à penser qu’un long métrage est à la portée de tous….  Et que surtout, il ne sert à rien de payer une place de cinéma pour voir une telle production. Vers un clivage encore plus grand entre cinéma commercial et cinéma d’auteur ?

Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *