Interstellar

Interstellar, un film convenu, qui n’échappe pas aux conventions du genre, exécuté par Christopher Nolan de façon classique et maîtrisée. Le film est sauvé de l’ennuie par une direction photo qui par moment est digne d’un chef-d’œuvre et une trame musicale sans fausse note signée Hans Zimmer.  ♥♥♥♥

Les jours de la terre sont comptés, il faut que les scientifiques trouvent une planète pour accueillir l’humanité.

Les trois quarts du scénario semblent sortir des tiroirs de Gene Roddenberry, quelque chose qui en 40 de star trek (films et séries confondus) n’aurait jamais été porté à l’écran. Le quart restant vient du plan « b » qu’explique Michael Caine, le plus fidèle des acteurs Nolanniens, un plan qui consiste non pas à déménager les humains sur une autre planète, mais plutôt, à partir d’embryons humains, donner naissance à une nouvelle humanité sur une lointaine planète…

Sur cette terre au bord de l’apocalypse, il y a les Cooper, une famille de fermiers qui prend plaisir à pourchasser les drones itinérants. Papa Cooper (mcconaughey) est un ancien pilote que l’état à réformé en fermier, Maman Cooper est décédée. Des deux enfants, c’est Murphy, la plus jeune de la famille, qui a hérité de l’intelligence et de la turbulence de son père.  L’aîné, quant à lui, a plutôt hérité de la résilience de son grand-père. Tout se passe relativement bien, jusqu’au jour où Papa Cooper est «choisi» pour aller à la découverte des mondes lointains. Murphy reste sur terre et deviendra une brillante scientifique….

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Christopher Nolan qui signe ici le scénario avec son frère Jonathan ne tente pas de réinventer le genre. Ils semblent faire un film de science-fiction pour le plaisir d’un faire un, dans sa forme la plus classique qui soit. Ils réussissent à créer avec brio même dans des moments convenus.

Narrativement parlant, et sauf exception, tout ce que le spectateur verra a déjà été vu ailleurs: Retournements de situation, jambe coincée sous un débris, incarnation du messie et résolution de certaines énigmes en fragment de seconde…
Les Nolan s’attardent plutôt à nous raconter une histoire sur le temps qui passe, sur la filiation père-fille. Ils portent tellement attention à leur deux personnages, que dans la scène finale, le fils est complètement éclipsé/oublié. Nous ne savons si ce dernier est encore vivant, s’il a survécu… Utilisé en contrepoids de sa sœur, le personnage n’a plus alors la moindre importance…

interstellar2Interstellar n’aurait été qu’une suite de moments clichés, bordés par de bons sentiments, proche parent d’un somnifère de trois heures, si un véritable génie n’avait mis sa main à la pâte. Sa trame sonore signée Hans Zimmer est magnifique. Elle fait la différence entre un trop long épisode de Star Trek Next Generation et un grand film. Parce que oui, Intertellar est un grand film, qui ne réinvente pas un genre, mais qui transcende un manière classique de le faire. Et la musique de Zimmer lie l’ensemble. Chaque moment dramatique est porté par un musique, une intonation musicale qui lui est propre.

 

Nolan utilise adroitement par moment, mais également maladroitement à d’autres moments, le montage parallèle. Il nous montre ce que Murphy fait sur terre en même temps que dans ce que fait son père dans l’espace. Évidement, à quelques reprises, la père et la fille qui ne se sont pas vu depuis 35 ans vivent au même moment un moment dramatique, fort d’émotion et de suspens. Zimmer crée un tel environnement musical, que l’on en oublie les immenses fils blancs dont est tissé le scénario.

Si Nolan est prévisible, Zimmer est grandiose.

Ouvoir.ca

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**class!K**

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