Inside out [Vice versa]

Inside out ou la complexité émotionnelle du cerveau humain : Ludico-émouvant ♥♥♥♥

Riley est une jeune fille généralement heureuse depuis sa naissance. Tout se déroule pour le mieux dans le centre de contrôle de ses émotions, jusqu’au jour où elle est forcée de déménager à San Francisco avec ses parents et laisser derrière ses amis et la vie qu’elle aimait tant au Minnesota. Dès lors, tout est bousculé au niveau de ses émotions, mais jamais autant que lorsque Joie et tristesse se perdent dans les dédales de sa mémoire à long terme. Comment Riley fera-t-elle pour redevenir la personne heureuse qu’elle était auparavant alors que tout va si mal?

Depuis quelques jours a débarqué sur grand écran le fameux Pixar annuel, à l’histoire inédite et dont la bande-annonce promettait un nouveau chef d’œuvre de réussite. Après visionnement de cet ovni d’animation (ce n’est ni une suite, ni une histoire d’amour ou de conte de fée), il convient d’avouer que la firme rachetée par Disney a une nouvelle fois fait mouche…même si le film devrait toutefois obtenir légèrement moins l’adhésion que Toy Story ou Le Monde de Némo.

Explications

Pete Docter, à qui l’on doit à la fois Up et Monster Inc. , deux des plus subtiles représentations métaphoriques d’animation, se retrouve aujourd’hui aux commandes du quinzième Pixar et, il convient d’annoncer de prime abord que son nouvel opus frappe juste en terme d’originalité. Placer les aventures d’un personnage/caractère au sein même du cerveau pouvait certes rappeler le dessin animé Il était une fois la vie…mais c’était tout de même sacrément osé lorsqu’on sait que ce qui semble intéresser le plus le public aujourd’hui sont les super-héros (d’ailleurs la suite de The Incredibles est d’ores et déjà en chantier).

Inside_out

Les personnages d’Inside Out sont délicieusement croqués !

Ajoutons à cela que le film est truffé ici et là d’inventivité et de fantaisie et nous pourrons donc annoncer, à l’instar de bien des critiques sorties de par le monde, que le nouveau long métrage est excellent (et qu’il raflera l’Oscar du meilleur film d’animation en mars prochain) : Des personnages comme toujours bien dessinés (avec toutefois une mère de famille qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Elastigirl), des acteurs/doubleurs qui s’en donnent à cœur joie  (Charlotte Le bon qui interprète Joie est tordante tout comme toutes les autres personnalités québécoises qui doublent un caractère dont Xavier Dolan, par exemple, qui est méconnaissable) et une trame narrative rythmée et au timing parfait.

Petit bémol, Inside Out n’est pas aussi drôle que ce à quoi l’on pouvait s’attendre. D’ailleurs le générique de fin laisse entrevoir tout le potentiel comique que le film aurait pu avoir. C’est très bien fait, proche de la perfection même; le spectateur se laisse facilement embarquer comme dans Nemo ou Up…mais on connait aussi maintenant la recette Pixar et la fantaisie et l’humour sont moins présents qu’avec les Minions de Dreamworks par exemple. Pixar semble avoir voulu privilégier le public plus enfant cette fois-ci en laissant légèrement à l’écart un public adulte qui restera un tout petit peu sur sa faim.

Si proche de la perfection pourtant….

Ouvoir.ca

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