Film de super zéro parodique … pour adultes – ♥♥♥♥
Autant le dire avant même de commencer : cette comédie s’adresse aux amateurs d’humour « adulte » et de second degré. Comédie et film d’action, HK – Forbidden superhero propose un superhéros (Hentaï Kamen), bien loin ici des personnages de Marvel et DC Comics, ses super-pouvoirs lui venant des sous-vêtements féminins qu’il porte sur le visage… vous serez prévenu(e)s !
Kyosuke Shikijo (Ryohei Suzuki) est un membre de l’école d’arts martiaux de son Lycée. Il partage le sens aigu de la justice de son défunt père policier sans avoir la force de ses ambitions mais découvre, en voulant sauver Aïko (Fumika Shimizu), que de porter des sous-vêtements féminins lui permet de se transformer en son alter ego aux pouvoirs surhumains : « Masque de Pervers ». Un film comme celui-ci, projeté sur grand-écran, est un de ces petits plaisirs coupables que seuls Fantasia permet et on ne boude pas son plaisir devant tant d’humour gras, d’action déjantée et de codes du genre brisés avec délectation. Les acteurs semblent prendre un réel plaisir à jouer ces situations variant de la rêverie sensuelle sur l’héroïne à des situations homoérotiques assumées et appuyées lors des scènes de combat jusqu’à la scène finale d’hommage aux films de « kaiju eiga » japonais.De la référence inaugurale aux comics Marvel en passant par la parodie de spiderman à mi-film, le réalisateur, Yūichi Fukuda se place dans la veine des films de super-héros mais il assume et suit les codes du manga, dont il maîtrise les règles du genre (en en ayant adapté plusieurs), en en reproduisant les codes à l’écran, qu’ils soient techniques (angles de caméra, ralentis/accélérés) ou sur la construction même de l’histoire (trajectoire initiatique du jeune héros qui doit passer plusieurs épreuves et devra finir par confronter son double maléfique pour dépasser ses propres limites). Le film est construit sur une accélération de l’action, une exagération des situations et un décalage de plus en plus appuyé. En assumant cet humour décalé et en recherchant l’exagération à chaque nouvelle séquence que ce soit par les personnages présentés, les dialogues ou les situations auxquelles les héros sont exposés, le spectacle est ici fort plaisant et énergisant comme en témoignait la salle en fin de projection, hystérique et extatique.

