Gravity

Un trop attendu qui déçoit (un peu) ♥♥♥

L’ingénieure Ryan Stone a été choisie pour une mission dans l’espace.Elle fait le voyage avec l’astronaute chevronné Matt Kowalsky qui entreprend son dernier vol avant la retraite. Alors qu’ils font des travaux à l’extérieur de la navette, une pluie de débris les surprend et détruit tout sur son passage. Bientôt, le docteur Stone et l’astronaute Kowalsky flottent dans le vide et n’ont plus aucun contact avec la NASA. Malgré la panique qui l’habite, Stone écoute attentivement les instructions de son acolyte. Pour survivre, les deux humains en pénurie d’oxygène doivent s’enfoncer dans la noirceur afin de rejoindre une station spatiale d’où ils pourraient peut-être communiquer avec la Terre.

Cela fait maintenant des semaines que l’on nous vend ce Gravity comme un ovni, le film d’espace comme jamais on ne la vue depuis Kubrick…arguant combien c’est envoutant et combien ce plan séquence d’ouverture est phénoménal…

Et croyez-le, il l’est… A la fois au niveau de la direction d’acteurs mais surtout d’un point de vue technique (il s’insère même incroyablement en caméra subjective) ; Et de technique il va en être question pendant 90 minutes puisqu’on est finalement plus proche du divertissement que du thriller spatial comme s’amusent à le vendre les distributeurs.

Car ni la peur, ni l’angoisse ne s’installent vraiment au fil des minutes… la faute sans doute à des excès d’héroïsme qu’on image vraiment peu crédibles par une femme docteur.

Déjà la piste était mauvaise lorsque (attention Spoiler) George Clooney décide de se sacrifier façon Bruce Willis dans Armageddon.

Alors oui, il est certain, l’histoire aurait été considérablement raccourcie si cette petite dame s’était assommée dès les premières météorites arrivées sur elle. Toutefois, dans un souci de réalisme, l’histoire aurait gagné sans doute à ne pas trop héroïser un docteur aux deux mains gauches.

Le long métrage tant attendu de l’automne vaut donc plus par ses prouesses techniques que ses choix scénaristiques; la fin (encore une fois) héroïque avec de la musique quasi-patriotique n’est pas sans rappeler l’Américanisme dans ce qu’il a de plus dérangeant…

On passe toutefois un bon moment et on rit aussi beaucoup !

 

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