Grace de Monaco

Un peu plus qu’un téléfilm, un peu moins qu’un bon film…..Quand Nicole Kidman incarne la Princesse Monégasque, cela donne un long métrage moyen non-dénué de défauts. ♥♥

Drame biographique de Grace Kelly, devenue princesse de Monaco, sur fond de crise politique et financière entre la Principauté et la France du général de Gaulle en 1962.

Quelle folie s’empare de nos jours des producteurs afin de vouloir faire des biopics à tout bout de champs ? De Diana à Thatcher en passant par Hitchcock, on voit depuis quelques temps tout et n’importe quoi arriver sur grand écran…avec bien souvent une presse destructrice… et des long métrages qui ne passent pas à la postérité.

Ici, il ne s’agit pas à proprement parlé d’un biopic mais bien d’un rapide passage dans la vie de Grace Kelly… comme les réflexions d’une actrice sur le boulot de princesse. C’est donc quelques mois d’une vie…retranscrits avec beaucoup de liberté et dont les historiens s’empressèrent de dire que peu était véridique…

Si le nouveau long métrage de Olivier Dahan (La môme) est dotée d’une première partie plutôt instructive avec un côté politique et historique intéressant, c’est surtout car l’enjeu des conflits est souvent intriguant. Sans jamais être ennuyeuse, cette première partie se laisse regarder sans effort avec quelques scènes intenses mais également un rythme assez plat.

Grace de Monaco2

La seconde partie, qui tombe nettement plus dans le pathos aurait pu être de valeur si cela n’avait été la présence d’une dernière scène de bal  et l’élocution d’une Nicole Kidman imprégnée. Malheureusement, ce discours naïf et interminable vient plomber le tout … alors même que certaines œillades promettaient de jolis crêpages de chignon…

Au-delà de cela, Kidman reste Kidman (contrairement aux récentes transformations de Naomi Watts et  Meryl Streep) et les scènes de voitures, quelques années avant l’accident de la princesse, sont d’un goût relativement douteux.

Alors oui, la première à Cannes en ouverture n’était peut-être pas une bonne idée…Cannes où le cinéma d’auteur est lui-même très mis en avant…Cannes où l’on tolère rarement le moindre défaut (en tout cas chez les pointures)…Mais il y a eu bien pire cette année (avec le Ferrara notamment). Dahan n’est pas un grand réalisateur, mais c’est là un petit film très honnête. Vous pouvez attendre de la voir à la télévision (qui finance par ailleurs une bonne partie du projet)

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