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Funkytown

Un portrait fidèle et cohérent des nuits montréalaises disco… Joli mais pas très captivant !  ♥♥½

 L’histoire : La fin des années 70, quand le Québec croyait être sur le point de devenir un pays et que Montréal    était habité par la fièvre du disco, a été une période effervescente qui a marqué considérablement une génération. Chacun a vécu ces moments de prospérité différemment : Bastien Lavallée, animateur de radio et de télé, profite amplement de sa nouvelle célébrité pour sombrer dans la drogue et la luxure ; le mannequin Adriana utilise toutes ses ressources pour que Gilles, un gérant    reconnu dans le monde de la musique, la prenne sous son aile alors que Tino, un jeune italien travaillant dans le restaurant de ses parents, refoule ses attirances homosexuelles pour ne pas subir    les jugements d’autrui.

 

La crème du cinéma québécois était réunie dans ce film traitant des années « disco » de Montréal…Bien    avant que l’office de la langue française y amène son grain de sel…Bien avant qu’on retire les affiches lumineuses de la plaza St Hubert….

A cette époque, la métropole québécoise disputait le titre de capitale du disco à New York…

 

Film de Daniel Roby consacré au destin de personnages des nuits Montréalaises…l’histoire montre bien ce monde    cruel…grâce surtout à ses acteurs…tous aussi bons les uns que les autres… : Patrick Huard étonne encore une fois par un jeu varié et crédible, Paul Doucet est irrésistible en clubber gay, Geneviève Brouillette est impeccable en has-been de la variété tout comme Gilles Lefebvre est parfait en producteur mafieux….

 

Le film montre bien, malgré l’absence de moyens évident, qu’il était finalement plutôt aisé de se créer ses opportunités dans le milieu de la nuit….tout comme il était aisé de se fourvoyer.

L’histoire des personnages est simple et plutôt bien comté…Malheureusement rien ne ressort vraiment du film…si ce    n’est un portrait plutôt …cohérent

 

Un bémol est à porté à la trame sonore…certes fort sympathique mais bien souvent anachronique au vue des années    (« Funkytown » et « Don’t let me be missunderstood » ne datant pas de 1976 par exemple)…En revanche la reconstitution de l’ancien temps de Montréal vaut le détour.    Visuellement ça fonctionne !

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