Bilan personnel de mes 100 premiers visionnement au Festival du Nouveau Cinéma!
Au courant du dernier Festival du Nouveau Cinéma, j’ai réalisé que j’ai eu l’occasion de voir mon 100e film (l’efficace 71) lors de cette manifestation cinéphilique incontournable de l’automne montréalais. L’occasion idéale pour dresser un petit bilan.
Le FNC est vraiment un incontournable pour les cinéphiles montréalais et québécois. Chaque année, c’est la programmation que l’on guette afin de voir si les grosses pointures de Cannes, Venise, Berlin ou Locarno se pointeront le bout du nez. Genre de Festival-Somme : la section Panorama faisant office de mini FFM et la section Temps 0 de mini-Fantasia, il y en a pour tous les goûts.
Mon aventure a débuté en octobre 2007 avec le plutôt oubliable Smiley Faces de Gregg Araki. Jeune cinéphile qui commençait à découvrir certains auteurs contemporains (Cronenberg, Almodovar, Egoyan, les Coens et compagnie), j’avais été profondément marqué par Mysterious Skin, précédent film de l’inclassable cinéaste américain. Sans rien connaître du Festival, je m’étais pointé sous l’invitation d’un ami pour voir cet unique film au balcon de l’Impérial dans une salle presque vide. Le film, dans un registre opposé à Mysterious Skin et sans le côté déjanté des Doom Generation ou Kaboom, ne m’a pas marqué outre mesure. Par contre, je me rappelais du Festival et de la magnifique salle de l’Impérial lors du mois d’octobre 2008 et je jetai déjà un œil avisé à la programmation, mes instincts cinéphiliques s’étant développés. C’est en 2008 que je découvrais Laurent Cantet (Entre les Murs) ou Naomi Kawase (The Mourning Forest). Je me souviens par ailleurs très distinctement du film Still Orangutans de Gustavo Spolidoro. Tourné en un plan-séquence à Porto Allegre, on passe du rire au drame à la folie surréaliste pure en 80 minutes. Je n’ai jamais entendu parler du cinéaste depuis ce temps-là, mais je garde un souvenir très vif du film. C’est à parti de 2008 que le Festival est devenu un rendez-vous incontournable.
Il y a eu plusieurs moments marquants dans ma vie de cinéphile qui sont passés par le Fnc. Voici mes 5 incontournables des 100 premiers (j’en suis maintenant à 110 ) :
5- Norte, the end of History (Édition 2013)
Voir Lav Diaz sur grand écran fut un cadeau inestimable. Même si ce ne fut que pour 4h30…
4. The Great Flood (Édition 2013)
Le documentaire de Bill Morrisson est une symphonie allégorique, un festin visuel et sonore (aidé par la partition magnifique de Bill Frisel) qui me hante encore aujourd’hui.
3. Post Tenebrax Lux (Édition 2012)
Une des propositions les plus étranges, radicales, intrigantes et mémorables du festival.
2. Kabbom (Édition 2010)
Le plus de plaisir que j’ai jamais eu au festival. J’ai déjà revu le film 3 ou 4 fois depuis.
1. The Turin Horse (Édition 2011)
Le dernier film de Béla Tarr et avec raison ; on ne pourrait le voir épurer davantage sa démarche. Sans doute le meilleur film de la présente décennie.
Il y a enfin plusieurs films qui y avait été présentés que je n’ai découvert que par la suite ; je pense surtout à Hunger et Take Shelter, 2 des films les plus marquants des 5-6 dernières années qui aurait sans doute fait belle figure dans ce top 5. Il y a aussi tous ces autres films, grands et petits, qui m’ont bouleversé, charmé ou conquis dans les 7 dernières années et c’est le cœur fidèle que je me dirige avidement vers le 200e visionnement !






