FIFEM [Jour 6]

Les films sur les liens parentaux furent à l’honneur lors de cette 6 journée du festival international du film pour enfant de Montréal, trois immenses réussites qui, nous l’espérons, trouveront un distributeur ici et auront droit à leur écran.

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill (♥♥♥♥) de Marc Boréal et Thibaut Chatel est une adaptation de la bande du tandem tandem Jean Regnaud et Emile Bravo. Reconstitution historique en subtilité s’inscrivant quelque part dans les années 70 ou début 80, elle raconte l’histoire de deux jeunes garçons vivant avec leur père veuf. Ce père n’est pas très présent, étant propriétaire d’une usine de mise en conserve ses garçons passent donc d’avantage de temps avec leur nounou. Le plus vieux des garçons, Jean, 6 ans, comprend difficilement la situation familiale et sa voisine, Michelle, lui fait croire que sa mère n’est pas décédé, mais fait le tour du monde à la recherche d’aventures.

Mélancolique, ce film d’animation en provenance de la France, fait preuve d’une belle délicatesse dans ces propos. Récit initiatique et éveil de conscience, nous suivons Jean, dans sa vie de tous les jours et dans ses rêves et fantasmes. L’animation soignée et minimaliste joue sur une palette chromatique allant du brun au orangé, ce qui donne à l’ensemble une belle douceur visuel.

Finn, le violoniste (♥♥♥♥) du néerlandais Frans Weisz raconte l’histoire de Finn, un jeune joueur de soccer peu doué. Finn fera une rencontre mystérieuse, celle d’un vieux monsieur qui lui montrera à jouer du violon. Ce vieillard est en fait le père de son père, mais celui-ci à couper de les liens avec lui depuis la mort de la mère de Finn.

Weisz réalise une œuvre particulière, rempli de mystère, de magie et de surréaliste, tout en étant très pragmatique et encré dans une certaine réalité. Le film pause beaucoup de question, laisse des mystères sans réponse et c’est au spectateur de trouver les solutions. Il est peut-être l’une des films les plus complexes présenté durant cette présente édition du FIFEM. Le film est hanté par le présence de Jan Decleir, l’un des acteur les plus connus des Pays-Bas, reconnu internationalement pour ses prestation dans Karakter de Mike van Diem et Antonia’s Line de Marleen Gorris, deux films qui ont rapporté l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

La salle était presque comble pour la projection du film Vénézuélien Le Pommier Bleu (♥) d’Olegario Barrera. Diego se souvient de l’été de ses 11 ans qu’il passa avec son grand-père, un agriculteur excentrique. Peu original et prévisible, la mise en image ressemble plus à un long épisode d’une telenovelas qu’à une véritable œuvre cinématographique. Déception.

La Lituanie à maintenant sa propre version des 400 coups. Le magnifique film de Janis Nords, Maman, Je t’aime (♥♥♥♥), raconte le déboire de Raimond, un jeune garçon turbulent, et sa relation amour-haine avec sa mère et son meilleur ami Peteris.

Janis Nords réussit, avec l’aide de son jeune comédien,  à créer un personnage tellement vrai que le spectateur vit littéralement ses aventures avec lui. L’état émotionnelle Raimond lorsque celui s’enfonce de plus en plus dans sa spiral de mensonge sur mensonge sur vole et mauvais coup happe le spectateur. La caméra de Nords est fluide, précise, rien de superflue, d’un réalisme qui rappelle même celui des Dardenne. L’un des films incontournables de la compétition officielle du festival.

 

Notez que demain au FIFEM, on présente Du Vent dans la Mollet  qui en à déjà charmer certain au sein de l’équipe de Cinémaniak

Ouvoir.ca

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