Festival des Film du Monde de Montréal 2014: Notre sélection

Une longue suite de rebondissements, digne d’une telenovela, n’empêchera pas la tenue de la 38e édition du Festival des film du monde de Montréal.

Deux gros noms pour l’ouverture et la fermeture, tout d’abord Claude Lelouch qui revient, 4 ans après avoir enchanté les festivalier avec deux films (Ces Amours-là et son documentaire autobiographique, D’un film à l’autre) et un classe de maître qui avait fait salle comble. Salaud, on t’aime, son nouveau film mettant en vedette Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire et Eddy Mitchell, ouvrira le festival le 21 août prochain.

C’est l’ultime film d’Alain Resnais, Aimer, boire et chanter, qui clôtura les festivités. Rappelons que le réalisateur d’Hiroshima Mon amour et de l’Année Dernière à Marienbad nous a quitté le 1 mars dernier. Hippolyte Girardot, l’un des comédiens du film, devrait être parmi nous pour la présentation du film.

Salaud on t'aime

C’est 160 longs métrages qui seront présentés durant les 12 jours du festival. Dont un vingtaine qui prendront part à la compétition pour le Grand Prix des Amériques; parmi eux voici quelques suggestions pré-festival :

Un Ragazzo D’Oro, le nouveau film de Pupi Avati, le scénariste de Salò ou les 120 Journées de Sodome de Passolini et réalisateur de Un Coeur Ailleurs. Ce film raconte l’histoire de Davide, un jeune homme qui n’a jamais été proche de son père. À la mort de celui-ci, Davide décide de finir le livre inachevé de son paternel.

Melody de Bernard Bellefroid, le réalisateur qui nous avait donnée Le Régate, présenté en 2009 à Cinémania. Encore une fois Bellefroid s’intéresse à la famille, la filiation parent-enfant… Cette fois-ci, il raconte l’histoire d’un jeune dame qui décide de devenir mère porteuse dans le but de gagner des sous pour l’ouverture d’un salon de beauté.

Un homme d’état de Pierre Courrège. Après PrésidentL’exercice de l’État, Pater, Quai d’Orsay, La Conquête et La bataille de Solférino, le cinéma hexagonal, confirmant ainsi une certaine tendance, nous donne un nouveau film prenant pour décor la joute politique à la français.  Le film de Courrège s’intéresse à l’histoire fictive d’un président sortant à la veille de l’élection présidentielle.

Rayon francophone toujours, le dernier Guediguian, Au fil d’Ariane, devrait trouver son public. Sera-ce le cas pour Fever et L’année prochaine…deux autres films interpellants et dont peu d’informations sont disponibles sur le web…

Christopher Ashley revient au cinéma avec Lucky Stiff, presque vingt ans après Jeffrey, un film important du cinéma LGBT. Son nouveau film raconte l’histoire d’Harry, un vendeur de chaussure, qui doit exécuter à la lettre les demandes testamentaire de son oncle pour hériter d’une somme de 6 millions de dollars. Le film mets en scène Dennis Farina, grand acteur américain, spécialiste des seconds rôles, mort le 22 juillet 2013, quelques jours après le tournage du film.

Le festival laisse comme à l’habitude, un belle place aux premières œuvres, il mise surtout sur des exclusivités plutôt que sur des films qui ont déjà fait les gros festivals, cela laisse la place à des belles surprise (le merveilleux Stockholm, présenté l’an passé) et à quelques inévitables déceptions.

Laurent

**class!K**

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