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Fantasia 2017 – Jour 1

Fantasia 2017 – Jour 1
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Tout au long de la vie d’un cinéphile, il y a des hauts et des bas, des bons et des mauvais films, des chefs-d’œuvre et des suites de Transformers. Imaginez la passion qu’il peut éprouver devant une bonne surprise cinématographique, l’ennui qu’il ressent devant une œuvre prétentieuse et trop longue d’une demi-heure ou encore la rage qui jaillit lorsqu’un énième robot en CGI frappe un autre robot en CGI, le tout sur du Linkin Park.

Maintenant, essayez de visualiser une période de la vie du cinéphile. Une période très courte, à peine trois semaines, mais qui se révélera à la fois éprouvante et exaltante. Essayez d’imaginer la rencontre du cinéphile avec des dizaines de films, bons et mauvais, durant cette courte période de temps. Essayez d’imaginer le cinéphile, assis des heures par jour dans une salle de cinéma, s’abreuvant de 24 images par secondes.

C’est la vie d’un cinéphile en festival de films.

Bienvenue au Festival International de Films de Fantasia.

Fantasia
Crédit : Fantasia

C’est avec Tilt que débute notre édition 2017 de Fantasia. L’histoire d’un documentariste sombrant peu à peu dans la folie. Qu’on se le dise, on ne parle pas ici d’une soudaine passion pour la collection d’oreillers à l’effigie de Lady Diana, mais plutôt d’envies soudaines et macabres de frapper le monde avec un parpaing, une scie électrique ou tout autre objet contondant du quotidien.

Malaisant de bout en bout, notamment grâce des séquences de rêves absolument anxiogènes, le film se permet tout de même quelques jump-scares efficaces, impliquant même, et pour la première fois au cinéma, le 45e président des États-Unis.

Quand on vous disait que c’était malaisant.

Fantasia
Crédit : Fantasia

Super Dark Times n’est pas vraiment en reste pour le côté malaisant, même si ses protagonistes n’ont pas encore atteint l’âge légal pour acheter de l’alcool.

Ce film qui démarre comme un héritier des studios Amblin vire en thriller psychologique après que quelque chose de terrible survient. Indice : aucun démogorgon d’impliqué, mais la pure et simple folie humaine, parfois plus effrayante qu’un monstre moche d’une série Netflix.

Avec sa jeune, mais solide, distribution, Super Dark Time s’impose comme l’une des premières bonnes surprises de ce festival.

Si vous voulez en lire plus, voici la critique d’Eloi qui a autant capoté que votre serviteur.

Fantasia
Crédit : Fantasia

Après deux films malaisants au possible, remplis de meurtres meurtriers et de sang sanguinolent, on ne peut qu’accepter à bras ouvert le délire qu’est Teiichi: Battle of the Supreme High.

Brillamment adapté d’un manga (ça se voit), le film est un House of Cards d’école secondaire privée de Saint Lambert, sauf que ça se passe au Japon. Et que leur Frank Underwood est bien moins adepte du coup de couteau dans le dos littéral.

Débilement intelligent, absurdement drôle et peuplé de personnages inoubliables, Teiichi: Battle of the Supreme High est probablement le meilleur film de cette édition 2017 de Fantasia. Oui, dès le premier jour.

Fantasia
Crédit : Fantasia

La journée s’est achevée avec Museum, un polar japonais sombre et… malaisant. Oui oui oui…

Un détective qui ne vit que pour sa job et délaisse un peu trop sa petite famille se retrouver chargée d’enquêter sur une série de meurtres plutôt glauques, mais aux scènes de crimes assez originales.

Quel est le lien entre toutes ces tueries ? Qui est ce mystérieux serial killer au masque de grenouille ? Ah et, où c’est qu’elle est sa femme ? Peut-être est-elle en danger ?

Bref, Museum pige ici et là ses références et ses clichés. Si bien qu’on a déjà vu telle scène chez Fincher, telle scène chez Mann, etc… Les rebondissements sont par conséquent presque toujours visibles bien à l’avance pour le cinéphile averti.

Le réalisateur Keishi Otomo parvient tout de même à nous surprendre de temps en temps notamment lors d’une confrontation finale dans laquelle la torture psychologique met autant à mal les nerfs du héros que ceux du spectateur.

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Yohann Thiou

Scénariste, auteur et amateur de Nutella, Yohann fatigue son entourage en parlant sans cesse de cinéma. Pour éviter de se retrouver seul et rejeté de tous, il en critique donc sur Cinémaniak à des lecteurs et lectrices consentants.

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