Dys

Thriller horrifique québécois au jeu maladroit ♣

Eva, un ancien mannequin en déclin professionnel, est à la recherche d’une nouvelle carrière. Son mari Sam est professeur dans le département de photographie d’une université. Superficiellement, ils semblent être un couple parfait et prospère, mais dans les confins de leur luxueux condo, la distance entre eux et les ténèbres qui fondent sur chacun ne sont que trop apparents — le silence est assourdissant. Alors qu’une souche particulièrement virulente de grippe affecte un nombre croissant de gens autour d’eux, c’est la santé chancelante de leur relation qui les préoccupe, les choses s’empirant depuis la récente fausse couche d’Eva. L’ampleur de l’épidémie en dehors de chez eux devient toutefois évidente quand des procédures de confinement des écoles et des entreprises sont annoncées le matin du premier jour d’Eva à son nouveau travail. Des reportages perturbants d’incidents semblant d’abord isolés font surface. Ils semblent décrire des choses lointaines, des histoires bizarres de cannibalisme, jusqu’à ce que la peur et l’horreur commencent à s’insinuer dans l’existence isolée du couple. La fragile Eva est de plus en plus troublée par d’horribles hallucinations — ou en sont-elles vraiment? Sam est lui aussi à bout, alors que sa paranoïa s’intensifie. Pourront-ils survivre au cauchemar au-delà de leurs portes et de leurs fenêtres? Plus pressant encore : pourront-ils survivre l’un à l’autre?

Que dire de ce premier long métrage de Maude Michaud… ? Que vous pourriez vous en passer plutôt que de chercher à comprendre tout ce qui ne va pas dans ce huit-clos… Il conviendra d’évoquer essentiellement la direction d’acteurs qui est épouvantable et qui pèse dès les premières minutes, lourd sur l’histoire et la mise en scène. Les dialogues et l’interprétation sonnent complètement faux; rien n’est crédible dès le départ (certaines tirades frisent d’ailleurs le ridicule). La réalisatrice semble avoir pensé que visuel froid devait forcement rimer avec interprétation tragique…Au lieu de tirer vers Lynch (Lost Highway), elle dirige ses acteurs vers du Phèdre…

Le mixage son semble ne pas avoir été fait…ce qui est dommage car le long insiste sur un certain esthétisme….

On sent ici et là les influences de Cronenberg ou Haneke mais la réalisatrice semble longtemps se chercher (quand ce n’est pas à copier)…longtemps ! Trop Longtemps !

Le film finit par être interminable…

Ouvoir.ca

Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *