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Des spectres hantent l’Europe [RIDM 2017]

Des spectres hantent l’Europe [RIDM 2017] 3.5
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Note de l'auteur
NOTE DU LECTEUR

Des spectres hantent l’Europe, projeté dans le cadre des RIDM, a été créé grâce à une collaboration entre la réalisatrice Maria Kourkouta et de l’écrivaine Niki Giannari.  Le film se passe dans le camp de Idomenia à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. un endroit où l’on retrouve des milliers de réfugiés (Syriens, Kurdes, Afghans et autres). Le gouvernement de la Grèce décide de fermer cette frontière malgré les gens qui s’y trouvent.

La lenteur et l’attente.

Le spectateur se sent tout comme eux, comme des prisonniers à cause du rythme lent du film. Les plans sont souvent fixes et nous permettent d’observer ce qui se passe, mais sont au final trop longs et rends l’écoute désagréable, car ça nous rend impatients. La majorité du temps, il ne se passe rien. De toute façon qu’est-ce qu’on a à faire dans un camp de réfugiés surtout si la frontière est fermée? On attend. On fait la file. Ainsi, les gens attentent en rang pour manger, boire ou consulter un médecin.

La déshumanisation des réfugiés.

La réalisatrice met l’accent sur la déshumanisation de ce que ces personnes vivent en cadrant de manière à ne pas montrer les visages des gens. On y voit souvent plusieurs pieds d’enfants mal chaussés qui se trouvent sous la pluie, trop jeunes pour vivre ce type de vie. Des victimes dans leur pays, mais qui en occident ont maintenant moins de chance que certains prisonniers occidentaux.

En guise de dénouement, certains réfugiés décident de mettre de la pression à un train en le bloquant pour revendiquer la fermeture de la frontière. Cette action semble être leur seul moyen d’expression pacifique pour se faire entendre.

Une finale particulière.

La dernière partie du film est différente. Tournée en 8 mm en noir et blanc, on y entend une voix-off qui fait référence au réfugié d’Alep en 1923 et du suicide de Benjamin Walter dans les années 1940 suite à la fermeture de frontière en Espagne.  On y voit davantage l’humain derrière le réfugié. Les gens regardent maintenant la caméra et semblent résilients. On les observe s’amuser et faire leur vie malgré tout.

Le film vaut le détour, car il n’opte pas pour le sensationnalisme, et est intéressant pour une personne qui veut voir à quoi peut ressembler un camp de réfugiés en Europe.

Auteur: Solveig Perron

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