Dancer in the Dark

Réalisé par Lars Von Trier en 2000, ce film a reçu la Palme d’or et l’interprétation de Björk, qui a ému la terre entière, lui aura valu le Prix d’interprétation féminine au 53ème festival de Cannes

Dans les années 1960, Selma, immigrée tchécoslovaque, s’installe dans une petite ville industrielle des États-Unis, avec son fils Gene, âgé de    douze ans. Atteinte d’une maladie héréditaire qui menace de la rendre aveugle, Selma travaille à l’usine métallurgique au-delà de ses capacités et au mépris des règles de sécurité. Elle tente de    réunir assez d’argent pour pouvoir payer l’opération qui devrait préserver son fils de la même maladie et de la cécité. Fuyant ses préoccupations quotidiennes grâce à la musique et à la danse,    elle participe à une comédie musicale montée par la chorale amateur de son quartier. Mais Selma se fait voler toutes ses économies et se sacrifie complètement pour sauver malgré tout son  fils.

Le film surfe sur deux genres, auquel le public est pourtant traditionnellement bien hermétique, qui sont la comédie musicale et le mélo.

Dans « Dancer in the Dark », l’ambiance est lourde, glauque et les passages musicaux sont montrés comme des rêves que Selma fait…desquels elle est bien forcée de sortir pour affronter de nouveau la triste réalité.

Aux yeux du monde entier, Björk livre une performance exceptionnelle; comme elle signe à la fois le rôle principal et la musique, on peut    clairement dire qu’il s’agit là du summum de sa carrière. Pourtant, sur le film l’actrice/chanteuse était régulièrement en conflit avec son réalisateur au point que l’islandaise quitta le plateau pendant quelques jours en plein milieu de tournage… (l’actrice annoncera même sa non-intention de retourner dans un film un jour….)

C’est le 6ème film de Lars Von Trier, grand habitué de Cannes (jusque Melancholia en tout cas) et il est la réunion du plus beau milieu artistique scandinave avec l’un des plus novateurs cinéastes contemporains et la plus grande chanteuse de musique underground actuelle. Le film doit beaucoup à la musique de Björk; c’est un grand film spectaculaire, et qui procure de nombreuses émotions… Lorsque le final arrive à grand pas, poignant, tragique et comme un coup de poing…

Il ne nous reste que des larmes.

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Ouvoir.ca

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