Dans la cour

Du plaisir dans la dépression ? Pierre Salvadori se recycle pour notre plus grand bonheur ♥♥♥½

Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Lorsque deux grands dépressifs se rencontrent, cela donne la rencontre improbable encore Gustave Kervern et Catherin Deneuve. Salvadori, qu’on a connu dans des comédies plus populaires, plus pop et colorées, s’essaie cette fois-ci à la comédie dramatique avec beaucoup de fond et une idée de départ plutôt saugrenue.

Le résultat est bien plus joli et subtile que ce qu’il fut amené à réaliser jusqu’à aujourd’hui (Après vous, De vrais mensonges, Hors de prix).

Dans la cour, dont le personnage principal rappelait Guillaume Depardieu au réalisateur, suit donc l’arrivée de Kervern en concierge d’un vieil immeuble parisien. Durant tout le film, il sera amené à côtoyer les locataires et surtout une certaine Catherine Deneuve qui très vite laissera transparaitre un certain grain de folie.

C’est doux, tendre et frais à la fois et montre quelque-chose de nouveau dans le cinéma français.

 

Ouvoir.ca

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