Le commerce du sexe

Documentaire objectif et important sur le commerce du sexe ♥♥♥½Depuis une trentaine d’années, et avec l’essor d’Internet, le commerce du sexe s’est développé à l’échelle planétaire jusqu’à devenir aujourd’hui une industrie milliardaire. Le commerce du sexe s’y intéresse de près. A l’occasion de sa première diffusion télévisuelle, le long métrage de Eve Lamont sera présenté en même temps qu’un live tweet.

Très vite, ce documentaire impose une liberté de ton d’abord à des témoignages à visage masqués ou découverts mais également grâce à des caméras cachées, ce qu’on aurait cru difficilement faisable pour un projet financé par des institutions. Certes le propos est de dénoncer une industrie qui 1) exploite les femmes 2) semble complètement banalisée, la faute à une modernité de penser complétement exsangue de moralité.

Pour la réalisatrice, qu’on devine féministe, il n’y a qu’un pas à franchir pour qualifier la prostitution d’ »esclavage des temps modernes ». Prostitution de luxe ou de rue, agences d’escortes, salons de massage, bars de danseuses, industrie de la pornographie ou tourisme sexuel, tout y passe avec forcément très peu de neutralité. Par exemple, jamais la réalisatrice ne sort de sa pensée subjective. Elle aurait pu, par exemple, chercher dans Porno Manifesto où l’auteur, Ovidie, déclame que « devenir travailleur du sexe résulte la plupart du temps d’un choix. Quoiqu’en disent les féministes politiquement correctes, qui réclament l’interdiction de la prostitution au sens large, et prennent pour excuse la défense des femmes victimes. Considérer un groupe d’individus comme victimes, c’est leur retirer la capacité de se défendre eux-mêmes, et c’est réduire à néant tous leurs efforts pour se faire entendre et se libérer de leur statut marginal »… Mais ceci semble être une autre histoire.

Le documentaire est un acte militant et ne déborde quasi-jamais de la thèse (comprendre sans contrepoint antithèse). Pourtant, le documentaire laisse une place aux « maquereaux » qui font bien entendu partie du paysage et aux nouvelles technologies qui changent le monde. La bonne nouvelle, c’est que certaines réussissent à en sortir, telles ces femmes témoins.

Le documentaire est brut, concis, direct. Sans compromis !

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