Catimini

Dans la veine du Polisse de Maïwenn (certes en moins brutal), des bureaux de Dieu, ou encore d’Etre et Avoir ou d’Entre les murs, Catimini est un film réalisé sous forme de documentaire sur les enfances passées en famille d’accueil. Qui dit éducation dit également conséquences, le long métrage esquisse bien des pistes sans jamais émettre de jugement. Un petit bijou.♥♥♥½

Cathy, 6 ans, sous la charge de la Direction de la protection de la jeunesse, est placée chez Réjeanne et Rénald. Elle est très craintive, ne parle pas, et se cache pour échapper aux autres fillettes qui vivent sous le même toit. L’une d’entre elles s’appelle Keyla. Elle a douze ans et tend à se révolter contre l’autorité. Elle est un jour transférée dans un foyer de groupe où elle côtoie des jeunes femmes encore plus insubordonnées qu’elle. Là-bas, sa colocataire, Mégane, décide de fuguer….

 

Catimini retrace donc l’histoire de quatre jeunes filles de la DPJ, âgées de 6 à 18 ans, et qui, tout au long de leur vie, viendront à séjourner chez Réjeanne Bilodeau (fantastique Isabelle Vincent, qu’on est ravit de voir de nouveau si présente sur grand écran après Tout ce que tu possèdes)

 

Si la réalisatrice Nathalie St Pierre semble être tombée amoureuse de son sujet (ce qui s’exprime par certaines longueurs), elle réussit toutefois à capter l’essence de son récit dont l’intérêt va grandissant au fur et à mesure du film.

De jolies transitions entre les histoires sont l’unique jugement honnête qu’elle s’avère à apporter : Comment se forger une vie adulte équilibrée alors même qu’on a été toute sa jeunesse ballotée de maison en maison?

Car on ne peut supposer que la réalisatrice condamne son personnage de mère au foyer (Helene Vincent) autant que le comportement excessif d’ados à problème. La réalité n’est pas un jugement, elle se transforme en fait.

 

Si Catimini est un film nécessaire, c’est parce qu’il renvoit une certaine réalité et l’on se doute que de nombreuses recherches furent nécessaires à la composition du récit…

 

Seul le titre… finalement peu judicieux, aurait été à revoir…

 

 

 

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