Catégorie : On défriche

Ici, ON DÉFRICHE les nouveautés des salles obscures et du petit écran !

20 septembre 2018 / / On défriche
14 septembre 2018 / / On défriche

Fort du succès du diptyque amorcé avec La loi du marché (2015), le prolifique Stéphane Brizé réitère la donne et offre avec En guerre un thriller politique qui met en joue un système desservant les mal lotis au profit du patronat et des nantis. Il n’y a pas de place pour le superflu et l’à-peu-près dans ce portait d’une société en déliquescence. Au terme d’une longue bataille dont l’issue est malheureusement courue d’avance, il s’interroge sur le désespoir des salariés, ce qui les poussent à se battre et ce qui les conduit à des gestes extrêmes. En guerre et contre tout.

16 mars 2018 / / On défriche

Cet Ailleurs dont nous parle le cinéaste est fait de douces chimères et de convictions qui bercent nos rêves d’enfants pour revenir sans cesse nous hanter à la manière d’un vers d’oreille incessant sur notre subconscient (gimmick du son qui appelle au voyage). Tour à tour il se fait conte, épopée, utopie, odyssée mais par dessus tout l’ambassadeur d’une belle promesse: celle d’une balade singulière dans les méandres de notre adolescence avec la perspective d’apporter à cet instant charnière quelques variations significatives.

23 février 2018 / / On défriche

Si le film a fait sensation à la Berlinale 2017, recevant l’Ours d’argent du meilleur scénario et le Teddy award du meilleur film, il serait dommage de limiter ce métrage à une curiosité malsaine autour de son actrice principale. Bien plus qu’une fiction avant-gardiste, Una mujer fantastica est avant tout un film d’amour, un film à la philanthropie affichée qui saura venir toucher le plus impassible des spectateurs. La dimension mystique et hyperbolique imputée à son parcours atypique n’a de fantastique que les utopies projetées sur cette créature qui finit par devenir, sous l’œil de la caméra de Lelio, une femme ordinaire, une femme, tout simplement.

26 novembre 2017 / / Cinémania

De Lynch à De Palma, sans oublier Hitchcock et Polanski, ce thriller érotique semble avoir été conçu pour contenter les nostalgiques des années 80 en ayant recours à une facture visuelle qui se voudrait grisante mais qui devient vite désincarnée, lasse de n’être qu’une pâle copie de maîtres jamais égalés. À trop vouloir jouer dans les méandres du subconscient et de la mémoire, Ozon mystifie le spectateur et démultiplie à outrance des twists qui finissent maladroitement et malheureusement par le décontenancer en raison des mises en abîme itératives rappelant le 4ème volet de la saga Scream. C’est dire…

Il est dommage que l’œuvre de Trier pèche par son manque de substance n’utilisant son potentiel qu’à des fins pernicieuses. La religion apparaît souvent comme un ressort dramatique factice pour générer du stress chez Thelma, tout comme ses pulsions sexuelles qui l’exhortent à lutter contre des sentiments contradictoires. Si la grotesquerie et l’absurdité du twist final déroute et détruit tout le travail du cinéaste à s’éloigner du film d’adolescent classique, Thelma est une œuvre mineure dans sa jeune filmographie malgré tout prometteuse.

13 novembre 2017 / / Cinémania

Depuis ses débuts Haneke n’a de cesse de questionner notre rapport à l’image. N’en déplaise à ses détracteurs, la demi-mesure est un concept inexistant chez celui qui orchestre systématiquement des œuvres calibrées au millimètre près par le biais d’un schéma narratif déroutant. C’est là où résident toute la maturité et l’intensité du travail d’Haneke pour amener subrepticement l’ignominie dans la comédie noire sans que les poncifs de sa rhétorique sublimée dans Funny games n’apparaissent outrecuidants

10 novembre 2017 / / Cinémania

Après l’excellent Quand on a 17 ans effleurant avec tact et délicatesse les affres de l’adolescence, la direction d’acteur, ici plutôt obsolète, efface tout le travail établit en amont pour composer des personnages attachants. D’une richesse indéniable sur les plans formel et historique, les raccourcis hasardeux dans le temps viennent malheureusement plomber le film déjà lourd de sens.