Catégorie : On défriche

Ici, ON DÉFRICHE les nouveautés des salles obscures et du petit écran !

16 mars 2018 / / On défriche

Surfant sur la vague des Kingsman et autres produits qui, ces dernières années, a relancé le film d’espionnage, le réalisateur abandonne la mise en scène très clipesque du premier volet, utilisant un montage au stroboscope, comme sur les podiums. Ici, il promène son héros dans plusieurs pays (la même sorte de typographie à l’appui) et use de ralentis lors de cascades ou de courses poursuites, se jouant des codes du film d’action, notamment le timing qui s’étire jusqu’à en devenir risible. On est soit conquis, soit ennuyé par ces champs-contrechamps intempestifs qui peuvent néanmoins déclencher le rire par la surenchère et l’abondance de leur utilisation.

27 février 2016 / / On défriche

Avec des personnages aussi imprévisibles et indépendants que les bêtes, le réalisateur prend malgré tout le temps de poser sa caméra, l’action ne sortant que très rarement du cadre. Cette lenteur en découragera certains mais pourrait tout aussi bien en séduire d’autres, notamment le public québécois, avec ces quelques scènes hivernales où les situations cocasses du quotidien font mouche.

18 janvier 2016 / / On défriche

Certainement plus cinématographique, la transformation physique est toujours un des angles retenus au détriment de l’introspection. The Danish girl ne déroge pas à la règle abordant les troubles de l’identité de manière convenue et fragmentaire. Toutefois, on sera gré à Tom Hooper de livrer un film sensitif qui fait fi d’une narration abusive, privilégiant l’image aux mots sans farder la vérité. Le metteur en scène retranscrit bien les émois d’Einar et les tourments par lesquels il passe grâce à une réalisation éthérée imprégnée de poésie et mâtinée d’une photographie douce et vive à la fois.

5 janvier 2016 / / On défriche

En rendant ses œuvres plus accessibles (et par là même admissibles aux Oscars), David O.Russel s’est certes adjoint un public plus large, mais au détriment d’un cinéma authentique et novateur : un scénario factice, prétexte au déploiement de bons sentiments à l’américaine avec une morale parfois douteuse. On peut se demander si, pour un metteur en scène, le comble ne consiste pas à vouloir montrer l’audace d’une femme qui veut à tout prix réussir, et en manquer cruellement dans la réalisation d’un film prévisible du début è la fin.

Si l’idée de départ était séduisante, on aurait aimé que la construction narrative fût plus étoffée et dotée d’une vraie finalité. Toujours est-il qu’en nageant à contre courant, Le coeur de Madame Sabali est bien une comédie de l’absurde, légèrement poussive, entre quiproquos et gags à répétition, dont le charme se manifeste grâce à une facture visuelle riche en couleurs et à l’interprétation enjouée et captivante de Marie Brassard.

27 novembre 2015 / / Cinémania

Avec Discount, Louis-Julien Petit réalise un film drôle, bien que caricatural, qui se solde par une avalanche de situations secondaires souvent maladroites mais à l’énergie toujours spontanée. Prenons-le pour ce qu’il est : un bon divertissement un peu trop pressé de jouer dans la cour des grands dont le cousin Ken Loach, lui, dissimule derrière l’humour des émotions beaucoup plus profondes et complexes qu’il n’y paraît.