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Boy 7: une réflexion éclairée sur les travers de notre société

Si le titre du film renvoie au matricule que porte le héros (référence au milieu carcéral), c’est pour mieux mettre en exergue la critique d’une société qui corsette les manières de penser et conditionne les gens à ses fins personnelles. Le labyrinthe que forme le parc de la bâtisse Coopération X et les nombreuses images de tuyaux ne sont alors qu’une métaphore du long chemin que le héros devra encore parcourir afin de trouver la clef de son existence.

Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence: la comédie de l’absurde qui fait mouche

Même si de prime à bord les personnages d’Andersson apparaissent antipathiques, il émane de son oeuvre une certaine poésie chaleureuse provoquée par le portrait au vitriol de ces derniers qui, grâce au rire, nous soulage des maux de notre société. Le ton, alors radical, confirme incontestablement la présence du réalisateur dans cette famille du cinéma scandinave (avec le Norvégien Bent Hamer et son superbe Kitchen stories), qui croque des personnages au teint blafard mais pourtant hauts en couleurs en étudiant tous nos travers du quotidien.

Eden: un paradis perdu

La réalisatrice aime d’un amour inconditionnel ce personnage à qui elle pardonne tout. Il est sans cesse magnifié à l’image du début du film où sa silhouette se dégage du brouillard dans le halo de la lune. Cependant, le spectateur lui, manque d’empathie à son égard ayant du mal à comprendre ses choix et ses motivations dans un récit malheureusement trop souvent elliptique.

Papa ou Maman: une comédie inaboutie

Les auteurs du Prénom adoptent un ton irrévérencieux sur une idée plutôt originale d’inverser la donne quant à la garde des enfants. Néanmoins, on reste sur cette impression que tout, y compris la bande-annonce, n’est que prétexte à une surenchère de gags qui, avouons-le, sont pourtant souvent efficaces, à l’image de cette scène d’ouverture où les personnages entament une course poursuite. Le réalisateur semble courir après le rire sans jamais vraiment l’attraper au vol. Certes on rit, mais pas autant qu’on l’aurait souhaité.