Catégorie : On défriche

Ici, ON DÉFRICHE les nouveautés des salles obscures et du petit écran !

8 octobre 2015 / / On défriche

C’est à l’hôpital Ville-marie, lieu de leur rencontre, que ces âmes en peine vont peu à peu se relever pour s’acheminer vers la guérison. Il faudra qu’ils confrontent leurs peurs pour pouvoir vivre à nouveau et lâcher prise à l’image de cette scène où un ballon s’envole du balcon de Marie. Avec ses néons, la ville n’est alors qu’une immensité engloutissant l’humain, où les perpétuels travaux font écho aux réparations qu’ils devront entreprendre dans leur propre vie. 

26 septembre 2015 / / On défriche

Malgré tout ce soucis du détail, Sicario n’est pas un film bavard. Même s’il a beaucoup de choses à dire, le réalisateur n’a de cesse de suggérer plutôt que d’imposer. À l’action principale, Denis Villeneuve greffe des scènes de tendresse entre un père, policier corrompu, et son jeune fils, joueur de soccer. Ces moments de pause semblent être là pour faire écho aux intentions d’Alejandro qui ne cherche finalement qu’à se battre pour sauver ces vies de familles instables, dont la violence fait partie intégrante du quotidien. De bien rares moments de silence annonçant le chaos à venir qui ne nous quittent pas, même une fois sorti de la salle.

Le réalisateur s’est visiblement amusé avec les codes du genre fantastique. Ici, pas de scènes ou de prologue expliquant l’origine du pouvoir surnaturel de son héros. Il ancre le personnage dans la réalité somme toute banale du quotidien pour créer une authenticité en opposition totale avec sa condition. Vincent mange, travaille, et trouve même le temps de tomber amoureux. Toutefois, à trop vouloir ressembler au quidam du village du coin, le réalisateur perd l’intérêt du spectateur qui ne comprend plus si l’on se situe dans la comédie ou le fantastique.

3 août 2015 / / Fantasia

Si le titre du film renvoie au matricule que porte le héros (référence au milieu carcéral), c’est pour mieux mettre en exergue la critique d’une société qui corsette les manières de penser et conditionne les gens à ses fins personnelles. Le labyrinthe que forme le parc de la bâtisse Coopération X et les nombreuses images de tuyaux ne sont alors qu’une métaphore du long chemin que le héros devra encore parcourir afin de trouver la clef de son existence.

29 juillet 2015 / / Fantasia
4 juillet 2015 / / On défriche

Même si de prime à bord les personnages d’Andersson apparaissent antipathiques, il émane de son oeuvre une certaine poésie chaleureuse provoquée par le portrait au vitriol de ces derniers qui, grâce au rire, nous soulage des maux de notre société. Le ton, alors radical, confirme incontestablement la présence du réalisateur dans cette famille du cinéma scandinave (avec le Norvégien Bent Hamer et son superbe Kitchen stories), qui croque des personnages au teint blafard mais pourtant hauts en couleurs en étudiant tous nos travers du quotidien.

19 juin 2015 / / On défriche
19 juin 2015 / / On défriche

La réalisatrice aime d’un amour inconditionnel ce personnage à qui elle pardonne tout. Il est sans cesse magnifié à l’image du début du film où sa silhouette se dégage du brouillard dans le halo de la lune. Cependant, le spectateur lui, manque d’empathie à son égard ayant du mal à comprendre ses choix et ses motivations dans un récit malheureusement trop souvent elliptique.