Catégorie : On défriche

Ici, ON DÉFRICHE les nouveautés des salles obscures et du petit écran !

19 septembre 2016 / / On défriche

Dolan est volubile, il tombe souvent juste, mais il n’a malheureusement pas encore trouvé la manière de le faire en toute simplicité. On pardonnait à J’ai tué ma mère la naïveté et l’insouciance d’une première œuvre qu’on imputait aux maladresses d’un débutant. Seulement, après 5 films, le risque est de lasser un auditoire qui a peut-être encensé trop vite un réalisateur conforté dans l’image que l’on a de lui. Car malgré des débuts prometteurs, Dolan n’a rien inventé.

13 septembre 2016 / / Cinémania

Malgré son jeune âge, Audrey Estrougo réalise avec La taularde, son quatrième film sur la condition féminine en milieu carcéral. Elle a bâti une prison où elle s’est elle-même enfermée à coups de clichés plus attendus les uns que les autres. Et c’est bien dommage.

7 septembre 2016 / / On défriche

Moins politisé que son cousin Made in France, Les cowboys surprend par son sens du spectacle et de l’épique, notamment dans l’utilisation des codes du western. On pense, entre autres, à la magnifique scène en contre plongée où Alain et son fils sont poursuivis sur des toits de HLM par des barbus qui s’apparentent ainsi à des Indiens sur leurs collines.

22 juillet 2016 / / On défriche

Portrait du réalisateur Jérémie Battaglia et critique de son premier film documentaire, Parfaites, qui nous plonge dans l’univers atypique, voire insolite, de l’équipe canadienne de nage synchronisée durant la préparation pour les qualifications aux Jeux olympiques de Rio.

4 juillet 2016 / / On défriche

Si les tenants et aboutissants du film sont prévisibles, qu’importe le résultat aux vues du parcours plutôt riche en émotions par lequel le réalisateur nous fait passer. Tout est travaillé délicatement, sans forcer le trait, ce qui relève d’un miracle à l’annonce d’un sujet sur le milieu des drag queens. Car derrière le folklore et la légèreté du monde de la nuit, avec ses personnages forts en gueule se cache une toute autre vérité: celle d’une ville aux murs décrépis, à l’instar du visage de Mama, qui abritent un tourisme sexuel débridé.

9 juin 2016 / / Cinémania

Avec La tête haute, la réalisatrice nous coupe le souffle d’un direct à l’estomac, à la fois inattendu et réconfortant, car servant d’exutoire. On bouillonne avec le personnage, on endure sa souffrance et on sent chaque montée de colère faire écho à la nôtre. Révélation du dernier Festival de Cannes, le jeune Rod Paradot est arrivé comme une fleur dans le cinéma français et, malgré les épines, la réalisatrice ne prend pas de gants pour nous présenter celui qui restera sûrement l’une des plus belles cueillettes de la Croisette.

Avec des rêves de jeune adolescente, Hagit ressemble à s’y méprendre à la Carrie de De Palma. Malmenée par son entourage, elle a des accès de colère uniquement lorsqu’elle est confrontée à des situations d’enfermement et d’isolation.

Les deux amis reste un vaudeville très parisien où la musique est parfois trop présente, alourdissant des scènes déjà chargées en émotions. Cependant, pour son premier essai, le sens du dialogue incisif et les quiproquos moqueurs dont le réalisateur fait preuve vient divertir sans jamais lasser.