Catégorie : On défriche

Ici, ON DÉFRICHE les nouveautés des salles obscures et du petit écran !

27 novembre 2015 / / Cinémania

Avec Discount, Louis-Julien Petit réalise un film drôle, bien que caricatural, qui se solde par une avalanche de situations secondaires souvent maladroites mais à l’énergie toujours spontanée. Prenons-le pour ce qu’il est : un bon divertissement un peu trop pressé de jouer dans la cour des grands dont le cousin Ken Loach, lui, dissimule derrière l’humour des émotions beaucoup plus profondes et complexes qu’il n’y paraît.

13 novembre 2015 / / Cinémania

Si, de prime abord, il n’est certes pas facile de s’identifier au couple, la metteur en scène se questionne sur l’inné et l’acquis en filmant la naissance de leurs sentiments et les troubles qui les accompagnent. Comme à son habitude dans son cinéma, c’est l’amour qui jette son dévolu sur les personnages et non l’inverse.

12 novembre 2015 / / Cinémania

Maintes fois explorée sur grand écran ces derniers temps, de Boys don’t cry à Transamerica en passant par 52 Tuesdays ou encore The Danish girl, Nadir Moknèche trouve le ton juste sans pour autant approfondir ou établir un quelconque travail sur l’identité de genre. Ici on ne s’intéresse pas au passé de Lola et à ses motivations de transformation, mais plutôt à son bagage émotif qui rend difficile la reconnexion avec son fils. C’est en somme un film tourné vers l’avenir, certes maladroit et quelques fois poussif dans ses effets, mais néanmoins empreint d’espoir grâce à une sincérité troublante qui vient souvent toucher une corde sensible chez le spectateur.

S’il est une chose que l’on ne reprochera pas à Renée Beaulieu, c’est d’écrire et filmer avec le cœur. Tour à tour, on est ému, tourmenté et soulagé. Ici pas de fioritures, ni d’artifices, elle filme la vie de gens ordinaires qui essayent de réparer leurs erreurs tout en restant libres. Ici le trépas n’effraie pas. Ici, on se sent bien entre ses mains qu’on a déjà hâte de retrouver.

Malgorzata Szumowska sait comment interpeller sans jamais choquer. Ses plans d’une précision implacable témoignent d’un grand sens de la direction d’acteurs qui, enfermés au début par un cadrage de fenêtre, s’émanciperont à la fin. Une fenêtre parmi tant d’autres. Derrière chacune se cache une souffrance, une histoire, ici celle d’un père qui aime sa fille, la maladresse d’un être qui ne sait pas toujours comment s’y prendre, mais qui s’essaie malgré tout. De sombres âmes abîmées, éclairées par les épreuves de la vie.

8 octobre 2015 / / On défriche

C’est à l’hôpital Ville-marie, lieu de leur rencontre, que ces âmes en peine vont peu à peu se relever pour s’acheminer vers la guérison. Il faudra qu’ils confrontent leurs peurs pour pouvoir vivre à nouveau et lâcher prise à l’image de cette scène où un ballon s’envole du balcon de Marie. Avec ses néons, la ville n’est alors qu’une immensité engloutissant l’humain, où les perpétuels travaux font écho aux réparations qu’ils devront entreprendre dans leur propre vie.