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EN TOUT CAS : Entrevue avec Anne-Élisabeth Bossé et François Jaros

EN TOUT CAS : Entrevue avec Anne-Élisabeth Bossé et François Jaros
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À partir du 8 janvier 2018, En tout cas sera présenté les lundis soir à TVA à 19h30. Nous avons rencontré celle qui donne la réplique à Guylaine Tremblay, Anne-Élisabeth Bossé, ainsi que le réalisateur de la série François Jaros et l’auteure Rafaëlle Germain.

ST : Anne-Élisabeth, il y a quatre ans, lors des Espoirs du Cinéma Québécois, tu évoquais déjà le projet d’ En tout cas avec Rafaëlle ainsi que les reproches déguisés en compliments (les fameux Complimardes )…

AEB : Ah oui ?

ST : Avais-tu déjà commencé à travailler sur le projet ?

AEB : C’était il y a trois ans ? Alors oui, on avait commencé…Tout est né d’un voyage que j’ai fais avec ma mère alors qu’elle avait eu soixante ans…et donc cela fait quatre ans qu’on avait commencé le développement.

ST : François, toi tu es arrivé sur le projet au printemps je crois ?

FJ : Oui, les productrices m’avaient connu grâce à L’ Âge Adulte …et aussi pas mes court métrages, surtout Toutes des connes…. Nous avons été deux à pitcher une approche de réalisation et c’est moi qu’elles ont sélectionné !

ST : Anne-Élisabeth, tu es à l’origine du projet, mais à aucun moment tu t’es dit, j’aimerais m’impliquer dans l’écriture du scénario ou de la réalisation ?

AEB : Avec les productrices, on a développé l’idée puis travaillé sur plusieurs brainstorm avant de trouver Rafaëlle. J’ai contribué à l’élaboration des personnages, des situations et des dialogues et Rafaëlle a récupéré l’écriture; Je pense que j’ai contribué comme je voulais, je ne me sens pas lésée.  Je ne suis pas auteur, je suis comédienne donc c’était parfait.

ST : Comme on attend beaucoup sur les tournages, est-ce que par exemple tu notais des anecdotes entre deux prises durant les dernières années ?

AEB : On a toujours, dans notre iphone, notre petite banque de situations à exploiter ! Donc j’ai déjà des idées pour une saison 2 par exemple, à suggérer. La vie est bien inspirante à ce niveau là !

ST : Est-ce que tu t’es impliqué au niveau des auditions…par exemple, est-ce que tu as dit à ta mère que c’était Guylaine qui allait la représenter ?

AEB : En fait, le personnage est très très loin de ma mère. Une série sur ma vraie relation, n’aurait pas été intéressante. Ma mère vit encore à Sorel, on n’a pas de grands bouleversements dans nos vies. Notre relation est beaucoup plus « ordinaire ». Ma mère est beaucoup plus discrète.

ST: Donc tu es allée chercher Rafaële Germain ?

Rafaële Germain: Avec Sophie Parizeau. Les filles voulaient un auteur feminin et Anne-Élisabeth tournait dans les bobos sur lequel j’étais collaboratrice. Un jour on s’est assise pendant deux heures avec Anne-Élisabeth et Joanne, et pendant deux heures on a parlé de nos mères…On a tellement rit qu’en sortant de là, je me suis dis “c’est sûr que j’aimerais écrire ça”

ST: Est-ce que vous appréhender les réactions de vos mères ?

RJ: Moi ma mère a très peur de voir le show

RG: La mienne a décidé qu’elle arrétait de me parler après le 8 janvier !

ST : François, comment s’est passé le tournage ?

FJ : En fait, cela a été assez rapide. Nous avons tourné en septembre et octobre après avoir fait une bonne ronde d’auditions. Il y a des gens avec qui j’avais déjà travaillé que nous avons retenu comme Mickael avec qui je pourrais faire tous les projets de ma vie…Il y avait aussi des gens avec qui je n’avais jamais eu l’occasion de travailler comme Sophie Desmarais avec qui j’avais envie de travailler depuis des années…Après on avait fait une wishlist et tout le monde a accepté

ST : Même les seconds rôles sont savoureux dans la distribution que vous êtes allés chercher

FJ : Oui comme Diane Lavallée et Laurence Leboeuf qui sont venus faire seulement quelques jours…Mais elles étaient exceptionnelles, un peu nos guest star !

ST : Niveau réalisation, il y a des choses qu’on voit peu en télé comme des plans séquences caméra épaule…

FJ : Oui c’est vrai (il rit) mais je voulais être avec les personnages. Donc on a chorégraphié ça, c’était un plaisir : Dans mes références, il y avait la période années 90 de Woody Allen, donc je voulais rendre le tout vivant.

ST : Anne-Elisabeth, le personnage interprété par Guylaine Tremblay est très haut en couleur; cela t’a demandé de plus travailler ton personnage sur de l’acceptation, parfois même du retrait.

AEB : Tout à fait ! C’est elle la star, pas moi là ! Je joue souvent des personnages qui ont beaucoup de franc parler, assez tête-brulée, vraiment spontanées…Elle, Chloé, est totalement dans la résilience.

FJ : Oui, on a l’habitude de la voir dans les rôles plus sévères (Comme dans Les Simones), là on voulait qu’elle respire. Mais c’était aussi le cas dans les lieux de tournage, on voulait tendre vers quelque-chose de véridique.

ST: Il y a de nombreuses références à l’Italie…

FJ: Oui, parce que nous sommes des latins…Donc comme le personnage de Danielle aimait l’Italie, cela permettait de racrocher aux valeurs de la famille et au fait que cela soit un joyeux bordel !

ST : Quels sont vos projets maintenant ?

FJ : En ce moment je travaille sur l’écriture d’un long métrage avec Stephane Foenkinos; Je suis le co-auteur.Ca sera une co-production Je Films en France et La boîte à Fanny au Québec.

AEB : Quant à moi, je vais faire le lead dans le prochain film de Monia Chokri, La femme de mon frère, qu’on va tourner en février/mars à Montréal. Le scénario est extrêmement abouti.

ST : Tu peux m’en dire plus ?

AEB : Oui, la distribution va de Magalie Lepine-Blondeau à Patrick Hivon en passant par Evelyne Brochu. C’est une histoire sur la relation frères/sœurs qui va être bouleversée lorsque le frère va se faire une blonde… Et on va suivre les réactions de mon personnage qui est une intellectuelle en crise.

ST : Quel en sera le ton ?

AEB : Drôle et intello !

ST : Incisif ?

AEB : Une plume très très acérée ! C’est un genre de dramédie bien moderne !

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Syril Tiar Tombé dans le cinéma alors qu’il était tout petit, Syril Tiar s’est rapidement pris d’affection pour le cinéma francophone… Devenu un connaisseur hors-pair des Sautet, Resnais, Chabrol, Lelouch, Lecomte (oui à cette époque, seuls les vivants comptaient), ce n’est que bien plus tard qu’il a pu élargir ses goûts à d’autres réalisateurs d’abord européens (Von Trier, Almodovar, Leigh…) puis américains (Allen, Burton).

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