Captain America : le soldat de l’hiver

Grand spectacle calibré – ♥♥♥

Deux ans après avoir collaboré avec les Avengers à New York, Steve Rogers vit désormais à Washington, D.C. où il doit affronter le monde moderne. Alors qu’un agent du S.H.I.E.L.D. est tué, Captain America fait équipe avec Natasha Romanoff (la veuve noire) et Le Faucon. Il doit faire face à une conspiration orchestrée par un ennemi secret.

Captain-AmericaCe second opus de Capitaine America est bien mieux réussi que le premier : plus d’action, plus prenant, un humour bien maîtrisé… Dans la galaxie des super-héros Marvel, le caractère lisse et sans profondeur de Steve Rodgers le rendent peu intéressant, malgré le physique surgonflé de Chris Evans. Pour «relever un peu la sauce», Anthony et Joe Russo lui adjoignent donc la Veuve noire (Scarlett Johansson) – véritable attrait du film – et le Faucon (Anthony Mackie), dans une plongée sur les origines et l’identité trouble du S.H.I.E.L.D. On sera amusé par la présence dans la scène d’introduction de Georges Saint-Pierre, même si l’on aurait préféré pour lui un rôle muet. Le scenario (Christopher Markus et Stephen Mc Feely) réserve de bons rebondissements et de belles surprises. Mené tambour battant dans la première partie (vous vous souviendrez longtemps de la scène d’attaque de la voiture blindée de Nick Fury), le rythme se ralentit ensuite et connaît quelques longueurs. Mais on ne boude pas son plaisir et l’on retrouve tout ce qui pourrait être attendu de ce type de blockbuster, dans la lignée directe du succès mondial des Avengers. C’est en cela que le marketing du film dans le film, mené par Disney (nouveau propriétaire de Marvel) est intéressant : on continue de tisser la mythologie Marvel en mêlant habilement ses divers éléments, mais on en profite aussi désormais pour inclure des morceaux de bande-annonce pour le prochain film à venir (restez durant les crédits pour le découvrir). On juge aussi la qualité d’un film de super-héros à la valeur de son méchant, et c’est très bien réussi. Le soldat de l’hiver (Sebastian Stan) est comme le double inversé de Capitaine America : d’une force titanesque et sans pitié il rajoute une force de tension dans les scènes d’action jusqu’à la fin, un peu trop mélo et moins réussie. Le grand coup de la distribution aura été l’arrivée de Robert Redford en Alexander Pierce, membre du conseil de sécurité mondial et leader du S.H.I.E.L.D. On a ici plaisir à retrouver son charisme, d’autant plus dans un univers où l’on a pas l’habitude de le voir.

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