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Borg McEnroe : Le match du siècle

Borg McEnroe : Le match du siècle 3.0
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Note de l'auteur
Le film baigne dans une ambiance assez froide que même les excès de colère de McEnroe ou les flashback sur le passé mouvementé de Borg n’arrivent pas à dynamiser.
NOTE DU LECTEUR

Biopic sportif, rivalité entre deux champions, recréation d’époque… tout cela semble familier ? Ce n’est pas la première fois que le cinéma s’attaque à ce genre de sujet. Deuxième film de tennis cette année seulement, après Battle of the Sexes, qui opposait Emma Stone à Steve Carell, Borg McEnroe de Janus Metz relate un match enlevant, celui du Wimbledon de 1980, opposant Björn Borg et John McEnroe. Il n’arrive toutefois pas à se distinguer du lot.

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En 1980, le suédois Björn Borg était le joueur de tennis le plus célèbre au monde. Il était reconnu pour sa droiture et son calme exemplaire. De glace en toute circonstance, il n’affichait jamais l’ombre d’une émotion. L’Américain John McEnroe, pour sa part, était la nouvelle sensation du monde du tennis professionnel mais se valait les foudres de tous en raison de ses crises de colère excessive sur le terrain. Lors de la finale historique du tournoi Wimbledon de 1980, celle qui a été retenue pour ce film, McEnroe visait à obtenir son premier titre de champion tandis que Borg tentait de conserver le sien pour une cinquième fois consécutive.

Borg McEnroe
Crédit photo: Curzon Artificial Eye

À l’époque où se déroule le film, Björn Borg et John McEnroe faisaient constamment la une des journaux et tous les analystes portaient une grande attention à leur comportement et à leur style de jeu respectif. Le scénario du suédois Ronnie Sandhal ressemble un peu à ces unes de journaux. Très factuel et se limitant à une exploration un peu facile de la psychologie des deux joueurs, il n’apporte pas vraiment plus de nuances à ce qui était déjà connu de ces deux superstars.

Le film baigne dans une ambiance assez froide que même les excès de colère de McEnroe ou les flashback sur le passé mouvementé de Borg n’arrivent pas à dynamiser. Il faut dire que les acteurs, spécialement Sverrir Gudnason, qui occupe beaucoup plus de temps d’écran que Shia LaBeouf, plus convaincant, manquent peut-être un peu de charisme dans leur interprétation. Et il y a aussi cette musique, répétitive et insistante, manifestement chargée de guider nos émotions, qui vient alourdir l’ensemble du film.

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Toute la première partie du film, trop longue, s’en trouve affaiblie. Elle a, par contre, le mérite de bien démontrer la pression que le sport professionnel exerce sur un être humain, et surtout, et c’est là que le film prend enfin son envolée, elle permet de mener à la finale, ce fameux match opposant les deux vedettes.

Durant un bon vingt minutes de constante tension, le match final est absolument enlevant. Intense, réaliste, bien monté, chorégraphié et photographié, gardant le spectateur sur le bout de sont siège sans jamais le faire décrocher, la mise en scène de cette séquence est d’une efficacité redoutable. Dommage que le chemin pour s’y rendre n’ait pas été du même niveau.

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Fondée en 2012, Cinémaniak est une revue de cinéma exclusivement web qui s’est donnée comme mission de promouvoir le septième art sur le continent nord-américain. Notre mission est de donner la parole à des passionnés de cinéma capables de rendre accessible l’art qu’ils affectionnent.
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Jules Couturier

Entre Jules Couturier et le septième art, c’est une histoire qui dure depuis toujours. Du plus loin qu’il se rappelle, le cinéma l’a toujours fasciné. La critique de cinéma est un prolongement de son discours intérieur.

Ouvert à différents genres, il a toutefois une préférence pour les œuvres présentant des personnages issus de cultures marginales, rebelles, des personnages en transformation, confrontés à des expériences initiatiques, animés d’une révolte ou d’un désir de dépassement. Il est adepte d’un cinéma de l’espoir, pourrait-on dire, qui enrichit la réflexion sur la condition humaine sans sacrifier pour autant au plaisir ou au divertissement.

Il complète actuellement des études universitaires en écriture de scénario et en création littéraire. Objectif : entretenir sa flamme pour le cinéma.

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