Page d'accueil Critiques de films Au Québec Bon Cop Bad Cop 2 : Re-bonjour la police [critique de film]

Bon Cop Bad Cop 2 : Re-bonjour la police [critique de film]

Bon Cop Bad Cop 2 : Re-bonjour la police [critique de film] 3.5
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Note de l'auteur
En résumé, après une bonne première moitié se concentrant sur les personnages tout en nous offrant une bonne tranche de rire, le film enchaîne avec une seconde partie totalement jouissive, autant par l’action et le suspense, mais aussi par son cynisme et sa critique de nos voisins américains.
NOTE DU LECTEUR

Nous avions peur. Peut-être que nous avons tellement l’habitude d’être déçus par tant de suites de films produites ici comme de l’autre côté de la frontière. Nous avons donc vu cette suite, tout tremblant sous notre casquette « BCBC2 » A.K.A l’objet promotionnel le plus laid, mais également le plus malin de l’année.

Le premier Bon Cop Bad Cop est sorti il y a dix ans et s’est imposé comme le plus gros succès au box-office canadien. Un succès bien mérité selon l’auteur de ces lignes. Prédire si oui ou non, Bon Cop Bad Cop 2 fera un aussi bon score ne nous intéresse pas ici. En revanche, la question à laquelle il nous tarde de répondre concerne la qualité du film d’Alain Desrochers.

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C’est d’ailleurs l’une des premières inquiétudes de tout bon cinéphile québécois : Alain Desrochers. Entendons-nous bien, nous n’avons rien contre le réalisateur de Nitro Rush, Gerry ou encore la pas pire série Musée Eden. Non, nous pleurons juste l’absence d’Érik Canuel derrière la caméra. Nous sentions sa patte sur l’ensemble de la mise en scène du premier Bon Cop Bad Cop qui multipliait les cadrages audacieux et les bonnes idées de montage.

Finalement, cela n’enlève rien à Alain Desrochers, probablement l’un des meilleurs réalisateurs de films d’action de notre époque. Étonnant qu’Hollywood ne lui ait pas déjà fait les yeux doux ! Pour preuve, l’image de ce Bon Cop Bad Cop 2 est léchée, ses scènes de poursuites et de combats sont extrêmement lisibles tout en étant intenses. L’argent est à l’écran – 10 M$ – et même davantage.

Bon cop Bad cop 2 avec Patrick Huard et Colm Feore
Source : Les Films Séville

On retrouve avec plaisir Patrick Huard et Colm Feore dans leurs rôles respectifs de David Bouchard et Martin Ward. Dix ans ont passé et contrairement à certaines suites ou adaptations (Votez Bougon, Les 3 P’tits Cochons 2), on ressent ces années sur les épaules et dans le cœur de nos héros. Le scénario prend d’ailleurs le temps – une bonne moitié du film – pour se concentrer sur cette relation que nous avions vu naître dans le premier Bon Cop.

Le seul problème majeur du film vient malheureusement de cette structure. Pendant la première moitié, donc, nos deux héros sont « séparés » dans leur enquête, Bouchard étant sur le terrain, Ward au QG. Cette dynamique qui ne réunit vraiment nos héros que lors de la seconde moitié du film frustre légèrement. D’autant que la « promesse » de cette suite, celle de placer l’action en partie aux États-Unis, n’est tenue, encore une fois, que lors de la seconde partie du film.

En résumé, après une bonne première moitié se concentrant sur les personnages tout en nous offrant une bonne tranche de rire (Marc Beaupré et Mariana Mazza n’y sont pas étrangers), le film enchaîne avec une seconde partie totalement jouissive, autant par l’action et le suspense, mais aussi par son cynisme et sa critique de nos voisins américains.

L’auteur de ces lignes doit l’avouer : son attachement profond pour le premier Bon Cop lui fait sûrement « faire l’amour par en arrière » aux mouches concernant son avis sur cette suite. Il est temps pour lui de faire le deuil de la mise en scène atypique d’Érik Canuel pour saluer la réalisation super efficace d’Alain Desrochers. Il est temps pour lui d’arrêter de pinailler sur un scénario qui fait la part belle à la relation amicale entre deux personnages cultes du cinéma canadien. Il est temps pour lui d’admettre que, oui, Bon Cop Bad Cop 2 est un digne successeur du premier Bon Cop.

Comme dit plus tôt. Nous ne sortirons pas notre boule de cristal concernant le box-office futur de ce film, mais nous pouvons tout de même leur souhaiter un succès qui sera tout aussi mérité.

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Yohann Thiou

Scénariste, auteur et amateur de Nutella, Yohann fatigue son entourage en parlant sans cesse de cinéma. Pour éviter de se retrouver seul et rejeté de tous, il en critique donc sur Cinémaniak à des lecteurs et lectrices consentants.

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