Barbara Sukowa

Née le 2 février 1950, Barbara Sukowa commence une carrière de comédienne au théâtre au tournant des années soixante-dix. À la fin de la décennie, elle tourne une première fois devant la caméra de Rainer Werner Fassbinder avec un petit rôle dans Frauen in New York. Elle prend du galon en 1980 lorsque le réalisateur allemand lui confie le rôle de Mieze dans l’épopée Berlin Alexanderplatz, film qui dure près de 15 heures.

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En 1981, vient la consécration, d’abord dans Lola, Une femme Allemande où elle interprète le rôle-titre, Lola, la plus célèbre chanteuse de cabaret et prostitué du Berlin d’après-guerre, c’est d’ailleurs dans ce film que Sukowa y interprete Capri Fisher, numéro musical devenu culte et très représentatif de l’esthétique des derniers films de Fassbinder. Puis, 1981 marque aussi sa première collaboration avec Margarerethe von Trotta avec Les années de Plomb (Marius et Juliane) quiremporte le Lion d’Or à la Mostra de Venise.

À partir de cette date, reconnue à l’international, Sukowa tourne autant en France (Equateur de Serge Gainsbourg et Un Dimanche de Flic de Michel Vianey), aux États-Unis (The Sicilian de Michael Cimino, The Cradle will rock de Tim Robbins et John Mnemonic de Robert Longo) au Canada (M. Butterfly de David Cronenberg) et au Danemark dans le remarquable Europa de Lars Von Trier.

 

Mais après la mort de Fassbinder c’est Von Trotta qui lui a toujours donné c’est plus beaux rôles : en 1986, elles tournent ensemble un biopic sur Rosa Luxemburg qui vaut le prix d’interprétation à Cannes, en 2009, un nouveau biopic, Vision, sur la religieuse et compositrice de musique Hildegard Von Bingen.

 

Ce printemps, un nouveau biopic réuni l’actrice allemande et la réalisatrice. Cette fois, il porte à l’écran la vie de la philosophe juive Hannah Arendt. Le film ne se concentre que sur un épisode de la vie la célèbre intellectuelle : en 1961, le New Yorker l’envoie couvrir le procès d’Adolf Eichmann, accusé de crime contre l’humanité pour son implication au sein du gouvernement Nazi. C’est durant ce procès qu’elle développera sa célèbre perception de la «banalité du mal».

 

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Ouvoir.ca

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