Baby Driver – Du ciné à l’ancienne (critique)
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Baby Driver – Du ciné à l’ancienne (critique)

Baby Driver – Du ciné à l’ancienne (critique)

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Note de l'auteur
Avec Baby Driver, Edgar Wright change complètement son approche du cinéma afin de tendre vers des classiques moins dans l’humour. Une réussite
NOTE DU LECTEUR

Avec Baby Driver, Edgar Wright change complètement son approche du cinéma afin de tendre vers des classiques moins dans l’humour. Une réussite

 

Quelle surprise que ce Baby Driver dans la filmographie d’Edgar Wright ! Si l’on compare avec ces réalisations récente, cet opus est de facture bien plus classique que les complètement tordus et géniaux Shawn of the Dead ou encore Scott Pilgrim. D’ailleurs, il faut bien avouer que les premières minutes de Baby Driver sont assez perturbantes. Plans et scènes longues (voir interminables pour ceux habitués aux rythmes soutenus), musique surabondante et intrigue trop simple. On se dit que ce bon vieil Edgar a du se moquer de nous, qu’il a du reprendre un scénario non abouti au moment de quitter le tournage de Ant-Man, qu’il voulait tourner à tout prix.

Baby (ANSEL ELGORT), Bats (JAMIE FOXX), Darling (EIZA GONZALEZ) and Buddy (JON HAMM)

Crédit photo:  heyuguys.com

Et puis, petit à petit, le spectateur s’habitue à cette lenteur, cette place trop grande laissée à la musique (rappelant à de nombreux endroit le style Tarantino période Jackie Brown)  pour se laisser prendre au jeu. Certes le scénario reste simple et assez attendu mais il fait également écho à quelques classiques des années 60 et 70. Pour le directeur photo, Bill Pope, Baby Driver est d’ailleurs « une comédie musicale postmoderne. Il n’y a ni chansons, ni numéros dansants, mais le film est rythmé par la musique »

 

Au delà des scènes de voitures (qui auraient forcement souffert la comparaison Fast & Furious si Wright s’en était contenté), l’émotion finit par prendre lorsque les plans s’attardent sur deux personnages liés par les écouteurs d’ipod et dans une deuxième partie de film aux rebondissements bien sentis sans parler du cadre  superbe de quelques scènes (une station de lavage ou un dinner notamment.) Ajoutons à cela  des chorégraphies de Ryan Heffington souvent impressionnantes et on se dit qu’Edgar Wright s’est définitivement bien entouré.

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Syril Tiar

Tombé dans le cinéma alors qu’il était tout petit, Syril Tiar s’est rapidement pris d’affection pour le cinéma francophone… Devenu un connaisseur hors-pair des Sautet, Resnais, Chabrol, Lelouch, Lecomte (oui à cette époque, seuls les vivants comptaient), ce n’est que bien plus tard qu’il a pu élargir ses goûts à d’autres réalisateurs d’abord européens (Von Trier, Almodovar, Leigh…) puis américains (Allen, Burton).

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