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Béliers [RAMS]: la comédie qui fonce tête baissée dans l’absurde

Avec des personnages aussi imprévisibles et indépendants que les bêtes, le réalisateur prend malgré tout le temps de poser sa caméra, l’action ne sortant que très rarement du cadre. Cette lenteur en découragera certains mais pourrait tout aussi bien en séduire d’autres, notamment le public québécois, avec ces quelques scènes hivernales où les situations cocasses du quotidien font mouche.

Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence : La comédie de l’absurde qui fait mouche

Même si de prime à bord les personnages d’Andersson apparaissent antipathiques, il émane de son oeuvre une certaine poésie chaleureuse provoquée par le portrait au vitriol de ces derniers qui, grâce au rire, nous soulage des maux de notre société. Le ton, alors radical, confirme incontestablement la présence du réalisateur dans cette famille du cinéma scandinave (avec le Norvégien Bent Hamer et son superbe Kitchen stories), qui croque des personnages au teint blafard mais pourtant hauts en couleurs en étudiant tous nos travers du quotidien.