Et soudain tout le monde me manque

Après le raté jusqu’à toi, on pouvait se demander pourquoi Mélanie Laurent avait accepté de tourner de nouveau avec Jennifer Devoldère. Sa persévérance aura servi puisque « et soudain tout le monde me manque », même s’il souffre de défauts similaires à son précédent film, gagne en maturité et surtout en texte. Pire, la belle actrice se voit même voler la vedette par des seconds rôles aussi attachants les uns que les autres… Une progression donc pour la réalisatrice ! ♥♥♥♥

L’HISTOIRE : Eli (Michel Blanc) a soixante ans mais il va être père pour la 3ème fois…ce qui n’est pas forcement vu comme une bonne idée quand on se rend compte de l’éducation maladroite qu’il a pu avoir avec ses filles. L’une d’elle, Justine (M.Laurent) est torturée au possible et cumule les petits amis comme on collectionne les timbres. Le problème, c’est que son père développe un attachement particulier avec chaque nouveau prétendant…jusqu’à entretenir avec eux des liens parfois excessifs.

Famille je vous aime (mais de loin !)

Plus on la voit à l’écran et moins on a envie de voir Mélanie Laurent tourner avec des réalisateurs français : Depuis Tarantino, elle est de tous les films et son omniprésence commence légèrement à agacer…. On la préfère nettement dans des parenthèses telles que Beginners plutôt que dans des « Rafles » … Son jeu délicat qui lui valut le césar du meilleur espoir féminin pour « Je vais bien, ne t’en fais pas » renait de nouveau grâce à ce film au rythme quelque peu suspect.

Communiquer entre parents et enfants, tel est le thème au programme dans cette œuvre qui balance entre drame et comédie… Plutôt bien écrite et avec un casting fort intéressant, elle fait la part belle au vide consistant de la vie … avec ses hauts mais surtout avec ses bas. La chronique familiale est crédible avec en prime certaines situations comiques plutôt bien pensées.

Accepter les imperfections jusqu’à les aimer… Pour ne jamais regretter de les avoir manquées…Le discours est habituel…la mise en abîme l’est moins.

Accepter les imperfections du film pourra nous amener aussi à les aimer…et ne nous fera pas regretter de l’avoir visionné !

Ps : une mention particulière à la bande sonore ainsi qu’à un petit nouveau, Guillaume Gouix, déjà remarqué dans « Poupoupidou »

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