10 coming of age de réalisatrices 2/2

Dans la deuxième partie de cette compilation d’essentiels du genre coming of age réalisés par des femmes, nous nous penchons sur cinq autres titres qui méritent l’attention de tous les cinéphiles.
(Retrouvez les 5 premiers ici)

 

» Lady Bird

Réalisation : Greta Gerwig
Année : 2017
Pays : États-Unis

Un essentiel pour les amoureux de cinéma, l’ambitieux premier film de Greta Gerwig suit Christine (Saoirse Ronan), une adolescente entêtée et rebelle insistant pour qu’on l’appelle Lady Bird. Gerwig réussit, en une heure et trente minutes, à explorer en profondeur une tumultueuse relation mère-fille, les dynamiques compliquées de l’amitié entre adolescentes, l’influence de l’école catholique, ainsi que les hauts et les bas des premières amours. Semi-autobiographique, honnête, et rempli de personnages attachants, Lady Bird saura charmer tout le monde, non seulement à travers sa protagoniste complètement attachante, mais également avec ses costumes du début des années 2000, sa bande sonore, et sa sublime palette de couleurs douces et pastel.

 

» Honey Boy

Réalisation : Alma Har’El
Année : 2019
Pays : États-Unis

Soutenu par les performances extraordinaires de Shia LaBeouf (qui en est également le scénariste), Lucas Hedges et Noah Jupe, le film explore la relation entre Otis (Lucas Hedges), jeune acteur ambitieux, et son père (Noah Jupe) abusif et alcoolique. La réalisation de Har’El est impeccable, apte à dévoiler les multiples facettes de cette dynamique étrange et complexe. Pour LaBeouf, on saisit l’importance du projet à travers son scénario autobiographique, ainsi que l’effort psychologique monumental qui a dû aller dans son travail d’acteur, d’autant plus qu’il incarne son propre père. Quoiqu’un peu difficile à regarder dû à l’abordage de sujets délicats, tels que l’abus parental, l’alcoolisme et les troubles de stress post-traumatiques, Honey Boy reste un des meilleurs films des dernières années et une création à découvrir avec le cœur ouvert.

 

» Fish Tank

Réalisation : Andrea Arnold
Année : 2009
Pays : Royaume-Uni

S’inspirant d’une tradition de réalisme social britannique, Fish Tank, deuxième long-métrage de Andrea Arnold, explore le personnage de Mia (Katie Jarvis). Négligée par sa mère Joanne (Kierston Wareing), Mia devient de plus en plus colérique et passe proche de se faire expulser de son école. Sa vie est davantage bouleversée avec l’arrivée de Connor (Michael Fassbender), le nouveau copain de Joanne : lorsqu’il se met à donner de l’attention à Mia et à encourager sa passion pour la danse, elle se retrouve dans une compétition avec sa mère pour gagner l’affection de cet homme. Le titre du film fait référence à la claustrophobie qu’éprouve la protagoniste dans un environnement hostile à son développement, sentiment traduit à l’écran grâce à la caméra qui s’attarde beaucoup sur les bâtiments en hauteur, qui semblent cloîtrer et piéger Mia.

 

» Sonatine

Réalisation : Micheline Lanctôt
Année : 1984
Pays : Canada (Québec)

Un coming of age très triste, néanmoins à voir, Sonatine est un portrait touchant de deux adolescentes québécoises, Louisette (Marcia Pilote) et Chantal (Pascale Bussières). Conçu comme une sonate en trois mouvements, le film illustre d’abord le rapport de complicité que Chantal développe avec un chauffeur d’autobus, la tentative de fugue en bateau de Louisette, puis l’amitié qu’elles partagent. Sur le fond d’un Montréal où tout le monde est trop préoccupé par la grève de la STM pour accorder de l’attention aux troubles des deux filles, Chantal et Louisette plongent dans la déprime, chaque plan exprimant la profonde mélancolie de leur adolescence.

 

» Madeline’s Madeline

Réalisation : Josephine Decker
Année : 2018
Pays : États-Unis

Un film expressionniste, brut, et complètement déjanté, Madeline’s Madeline suit son héroïne titulaire (interprétée par Helena Howard), alors qu’elle navigue simultanément entre une relation toxique avec sa mère Regina (Miranda July) et la pression d’une carrière florissante au sein d’une prestigieuse troupe de théâtre. Exploitée par la directrice de la troupe au travail et accablée par le besoin de contrôle de sa mère à la maison, Madeline est déchirée entre les désirs des deux femmes ainsi que son propre besoin d’exprimer ses émotions les plus profondes. Decker transmet parfaitement la dynamique compliquée et problématique qui unit les trois femmes, ainsi que la beauté de la troupe de théâtre, qui agit comme une deuxième famille dans laquelle Madeline retrouve enfin sa vraie identité.

 

Crédits photos : A24, Amazon Studios, Curzon Artificial Eye, Les Films René Malo, Oscilloscope Laboratories.

 

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